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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Dim 14 Oct 2018 - 16:53

"Repos. Demande de renforts."

16 octobre 1918, c'est le moment de décrocher et de prendre du repos au sud-est de Reims...

"1er groupe
Bivouac au Camp Bressieux, à 2 km à l'Ouest de Vaudemange.
"




"2ème Groupe
Cantonnement au Camp Bressieux, entre Vaudemange et Trépail. Arrivée à 9h30
."





Et pour le front on en est où ?

Une sacrée avancée depuis le 25 septembre !


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 17 Oct 2018 - 0:55

.

Journal du 1er groupe
17 octobre 1918 " Repos au Camp Bressieux." (1ère Bie, le s/lt Coquerel part en permission)
                                                                  (3e Bie, les permissions ont repris le 15 octobre et
                                                                   atteignent le pourcentage de 23%)
18 octobre 1918 " Repos au Camp Bressieux." (2e Bie, du 17 au 24, revue, nettoyage, entretien des
                                                                  harnachements, matériel, et des chevaux.)
19, 20, 21, 22, 23 octobre 1918 " Repos au Camp Bressieux."
24 octobre 1918 " Repos au Camp Bressieux."


   Journal du 2e groupe
17 octobre 1918 " Repos".
18 octobre 1918 " Le s/lt Laygues, de l'E.M, est classé à la 3e Bie, le s/lt Cadet, de la 6e Bie est classé
                          à l'Etat-Major."
19, 20, 21,22 octobre 1918 " Cantonnement au Camp Bressieux."
23 octobre 1918 " Le Cdt Fischer va suivre les cours de tir des Cdts de groupe à Soudé Ste Croix (Marne).
                          Le capitaine Dourver prend le commandement du groupe."
24 octobre 1918 " Arrivée du s/lt Fabry à la 6e Bie."


   Journal du 3e groupe
17 octobre 1918 " Nettoyage du cantonnement. Repos." (9e Bie, le lt Richard part en permission de
                                                                                détente, 10 jours, le s/lt Porché prend le
                                                                                commandement de la 9e Bie).
18 au 24 octobre 1918 " R.A.S."


Extrait du JMO de la 9e batterie du 3e groupe.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mer 17 Oct 2018 - 18:39

du 17 au 24 octobre : Repos au Camp Bressieux.

...revue, nettoyage, entretien des harnachements, matériel, et des chevaux...
... à 19h30 Inspection par le vétérinaire... 2 chevaux évacués pour maigreur...
réveil à 7 pansage de 8 à 9 abreuvoir à 9h15 le soir à 16h...
à 10h touché 8 chevaux du 1er groupe (manquent 22 chevaux à l'effectif)...


Le repos c’est aussi celui des chevaux.  Ces chevaux au service des hommes…
Au tour des hommes de passer à leur service !

Des hommes au service des chevaux
(Un extrait d’un article du site : https://buclermont.hypotheses.org/1493)




…Au front, les chevaux vont connaître les mêmes souffrances que les hommes : le stress, la douleur, la fatigue, les blessures d’obus ou de balles, le froid, la saleté, la maladie et, parfois même la mort. Pourtant, dans un premier temps, les états-majors n’accordent que peu d’intérêt aux souffrances des chevaux. En effet, il existe alors l’image du cheval-machine, résistant et qui ne craint pas la douleur. En outre, il y a l’idée que la guerre sera courte et, qu’il n’est donc pas nécessaire de prendre soin des animaux puisque les effectifs de l’arrière seront suffisamment nombreux pour compenser les pertes du front.
L’installation de la guerre dans un temps long va changer la vision du conflit. Dès lors, la guerre devient d’usure et, pour la remporter, il convient de préserver ses forces, ses atouts dont les chevaux font partis. L’état-major français va alors mettre en place tout un groupe d’hommes au service du bien être et de la protection du cheval. Il s’agit non seulement de le soigner, mais aussi d’entretenir et de produire les différents équipements nécessaires à la bonne utilisation du cheval (fers, harnais, longes, selles…).
D’un point de vue vétérinaire, ce changement se manifeste par la mise à la disposition des chevaux d’hôpitaux à l’arrière du front. L’influence anglaise est ici très importante. Déjà au début du conflit, les anglais arrivèrent avec 18 000 vétérinaires tandis que les français n’en disposaient que de 3 200.
Par la suite, hôpitaux et associations civiles anglaises (la Croix-Bleue est la plus importante) vont fortement influencer les pratiques françaises afin d’améliorer les soins équestres. Cette débauche d’énergie, en homme et en argent, témoigne bien de l’importance du cheval dans l’armée française et prouve que la guerre ne peut être gagner qu’avec les chevaux.
Les chevaux ont joué pendant la Première Guerre mondiale un rôle de tout premier plan. Si la cavalerie s’est montrée inadaptée à la guerre de tranchée, les chevaux ont été des acteurs importants du ravitaillement et de la logistique. Ce rôle, ils l’ont payé lourdement. S’il est difficile de faire des estimations, il est établi que l’armée français a perdu 40 % de ses chevaux au cours de la guerre. La seule première journée de la bataille de la Somme s’est soldée par une perte de 7 000 chevaux pour les anglais, pourtant bien plus attentionnés que les français envers leurs animaux.
Ce conflit aura néanmoins eu le mérite de changer la perception du cheval par l’homme. Perçu comme une machine-vivante avant guerre, il retrouvera après guerre un statut d’être vivant, même s’il aura perdu sa place centrale dans la société au dépend des machines.
Julien ALLES, Master 2 Mondes Contemporain



Monument aux morts de Chipilly : A la 58ème Division Britanique « London Division ».  Le sculpteur (Henri-Désiré Gauquié) a mis en scène un artilleur britannique qui embrasse son cheval agonisant, dont il vient de retirer le harnachement.  (site monumentsmorts.univ-lille3)



Oui, ces anglais qui pensent à leurs chevaux…
Environ 120.000 chevaux furent décorés pour faits de guerre.
En novembre 2004, un monument fut érigé à Londres (Hyde Park) et inauguré par Son Altesse Royale la Princesse Anne en mémoire des chevaux morts et ayant servi sous commandement britannique.
Par Iridescenti , CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2920547

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Jeu 18 Oct 2018 - 7:23

Très intéressant ce complément d'info Lang, c'est vrai que quand on parle de la Grande guerre, le terme de «boucherie» revient souvent journalistiquement parlant, je n'apprécie guère ce qualificatif, mais ceux qui utilisent volontairement ce vocabulaire devraient préciser plus souvent qu'elle fut aussi ...chevaline.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 24 Oct 2018 - 1:05

Excellente initiative de rendre hommage à tous ces chevaux exploités, mais très utiles, qui ont payé un très lourd tribut
pendant ces 4 années de guerre. Quant on voit des images et des photos où ils sont allongés, blessés sans avoir toujours
été achevés, c'est une horreur. Merci Lang de l'avoir fait.


    Journal du 1er groupe

25 octobre 1918 " Départ du Camp Bressieux à 5h30. Itinéraire; Vaudemange, Livry s Vesle, Mourmelon le Grand,
                          Aubérive, Vaudesincourt (grand'halte entre Vaudesincourt et Dontrien), Dontrien.
                          Bivouac dans un camp en construction aux "Grands Bellois". "
26 octobre 1918 " Départ à 7h45, derrière le 3e groupe. Itinéraire; Route nouvelle de St Souplet à St Clément à Arnes.
                          Bivouac dans un ancien camp ennemi à 4 km, au Nord de St Pierre à Arnes."
27 octobre 1918 " Départ à 3h45. Itinéraire; Cauroy, Mont St Remy. Le groupe se met en position d'attente entre
                          Mont St Remy et Leffincourt, sur le rive sud de la Retourne, à 1 km au sud de Dricourt.
                          La 22e D.I doit relever la 36e D.I U.S à l'Est d'Attigny. Le Ct de groupe et les cdts de Bies partent en
                          reconnaissance en camion-auto. Reconnaissance de position occupée par le 1th Batallion du 15e F.A.
                          P.C à Chiffily."


   Journal du 2e groupe

25 octobre 1918 " La Division fait mouvement, direction N.E. Le régiment quitte le Camp Bressieux à 6h.
                         Le II/35 bivouaque dans un bois, à 2 km sud de St Clément à Arnes.
                         Arrivée du s/lt Gilbert, classé à la 5e Bie."
26 octobre 1918 " Départ 7h30. Bivouac dans un bois, 1500m au sud de Cauroy.
                          14h, reconnaissance des cdts de groupe, en vue de la relève de la 2e D.I U.S."
27 octobre 1918 " Le II/35 quitte le bivouac à 4h30, et vient se former en position d'attente à 1 km S de Mont Saint
                          Remy. Reconnaissance des cdts de groupe et Bies à 8h.
                          Le groupe reçoit en renfort, 9 brigadiers dont 7 élèves aspirants et 1 servant.
                          14h, le personnel de l'E.M et téléphoniste de Bie, sous le commandement du s/lt Renaud, vont
                          occuper leurs positions respectives.
                          22h, les Bies, sous la conduite du s/lt Cadet quittent leur position d'attente, pour relever les unités
                          américaines. P.C du groupe à Coulommes.
                          4e Bie relève Bie D/15 D.I U.S à 1 km E de Coulommes.
                          5e Bie  "    "   Bie E/15  "  "   " à la Ferme Marqueny.
                          6e Bie  "    "   Bie F/15  "  "    " à 1km 500, N.E de Coulommes."


   Journal du 3e groupe

25 octobre 1918 " Départ pour bivouaquer au Grand Bellois, 4 km Nord Est de Dontrien.
                         Itinéraire; Livry, Mourmelon le Grand, Aubérive, Dontrien."
26 octobre 1918 " Départ 7h30, pour bivouaquer au Camp J, dans le bois, à 2 km N.E de St Clément à Arnes.
                         15h, reconnaissance. Contre-ordre. Le capitaine Bressy, (commandant provisoirement le groupe
                         depuis le départ du commandant Lacassin à l'A.C.D), se rend à Dricourt pour prendre les ordres
                         du colonel Chanson."
27 octobre 1918 " Départ du bivouac à 4h, pour aller dans les bois, à 2 km à l' Est de Mont Saint Remy.
                          8h, des reconnaissances en camions. Arrivée à Coulommes à 9h.
                          Relève des batteries à minuit. P.C du III/35, maison Sud Vaux.
                          7e Bie 84.74, 8e Bie 81.75, 9e 94.86 dans la partie N du village de Vaux.
                          Le III/35 relève le 1/12 U.S et prend la mission du II/12 U.S, car la zone du I/12 U.S revient
                          pour la 61e D.I. Le III/35 fait barrage devant le 62 (Attigny).

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 25 Oct 2018 - 19:18

« 1er groupe …en position d'attente entre Mont St Remy et Leffincourt
2ème groupe …pour relever les unités américaines. P.C du groupe à Coulommes…
3ème groupe …Arrivée à Coulommes à 9h…. »


Le 35ème remonte vers le front en passant dans une région connue (La Retourne, l'Arnes...) et s’installe du côté de Coulommes






(D'autres photos sur le site : http://coulommes.blogspot.com/2010/10/ii-la-premiere-guerre-mondiale-touche.html)

____________________________________

Mais le 25 octobre 1918, c’est aussi un évènement historique dont on a très peu parlé. : l’autonomie de l’Alsace-Lorraine ! Autonomie accordée par l’empereur Guillaune II.

Extrait d’un article de france3régions :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/histoires-14-18-25-octobre-1918-alsace-lorraine-autonome-1542502.html

« Automne 1918, a fin du conflit est proche et c’est une défaite annoncée pour l’Allemagne. Guillaume II le sent et tente le 25, de conserver l’Alsace Lorraine dans le giron de l’empire défait, lui offrant enfin l’autonomie réclamée depuis ½ siècle. Une région dans laquelle l’empereur a beaucoup investi.
Au moment de l’intégration à l’empire allemand en 1871, le Reichsland Elsass Lothringen fraîchement nommé est une terre d’empire, régie directement par l’empereur contrairement aux autres Länder. En 1874, l’Alsace Lorraine obtient d’envoyer des députés au reichstag à Berlin. Et le 31 mai 1911 est promulguée la loi offrant à la région un parlement constitué de deux chambres. Elle peut donc décider de ses lois et de ses finances.
Mais rien n’y fait : 4 années de guerre auront définitivement rangé une majorité d’alsaciens de ce coté-ci du Rhin, des manifestations pro français ont lieu d’ailleurs dans toute la région en octobre 1918. Marie claire Menges, une mulhousienne, témoigne à ce propos dans son journal : "on ne se gêne plus pour causer le français dans la rue" écrit-elle dans son journal intime. Le 25 octobre pourtant jour de la déclaration d’autonomie, l’abbé Haeggy, député au reichstag prononce le dernier discours d’un alsacien devant le parlement allemand…
»

------------------------------------------------------------------
Autre évènement : le 26 octobre 1918 Ludendorff démissionne.
Avec Hindenburg, ils sont les véritables chefs de l’armée allemande.




Depuis l’offensive franco-britannique du 8 aout 1918 il avait été tenté de partir.
On le pousse vers la porte le 26 octobre. Il part en Suède pour rédiger ses mémoires avant de se lier à celui qui remettra le feu à l’Europe  quelques années plus tard...

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 28 Oct 2018 - 18:40

.

Journal du 1er groupe
28 octobre 1918 " Les Bies occupent leurs positions entre 0h et 4h. La 1ère Bie remplacera la Bie A en 38.78.
                         La 2e Bie, en 36.76, et la 3e en 32.77, remplaceront respectivement les batteries B et C.
                         Prise de commandement à 8h. La mission du groupe est une mission d'appui de l'infanterie
                         du sous-secteur Est de la D.I et dont le front s'étend du Ruisseau de la Loire, à la Chaussée
                         Romaine de Reims à Trèves.
                         Les Bies se sont installées en barrage sur ce front.
                         A 12h, le P.C du groupe se rapproche du P.C du Régt d'Infanterie et s'installe à Chardeny."
29 octobre 1918 " Le 142th I.R américain est relevé pendant la nuit par le 118e R.I (P.C du colonel à Chardeny).
                         Le dispositif d'infanterie comporte deux bataillons en ligne, et une réserve, sur le front allant
                         du Ruisseau de Loire, à l'Ecluse, à l'Ouest de la Ferme Forest.
                         Le groupe appuie le bataillon de droite, dont le P.C est à Méry. Les batteries s'installent en barrage
                         entre 52.25 et 61.21. Le Ct de groupe part en reconnaissance, en vue d'autres missions, dans la
                         région Est de Ste Vaubourg. L'infanterie cherche à progresser, à partir de 17h, dans la boucle de
                         Rilly-aux-Oies."
30 octobre 1918 " Reconnaissance par les Bies, des positions reconnues dans la région Chuffily - Méry."
31 octobre 1918 " Le groupe reçoit, temporairement, en renfort, les 2 officiers et 70 hommes de la 9e Bie du 183e
                         Régt d'Art."


  Journal du 2e groupe
28 octobre 1918 " Relève terminée à 4h. C.R et T.R vont bivouaquer à 2 km S.E de Machault.
                         16 heures, la C.R vient bivouaquer dans un petit bois bordant la route de Pauvres à Bourcq (4km
                         E de Pauvres).
                         Mission du groupe; barrage au Sud de la route de l'Aisne à Rilly-aux-Oies, à hauteur de la Ferme
                         Forest. Barrage éventuel N.O d'Attigny. 3 CP gauche, CP Attigny droite, CP Voncq, CP normale
                         Rilly-aux-Oies."
29 octobre 1918 " Pour permettre un mouvement en avant, l'Infanterie qui cherche à progresser dans la boucle de
                         Rilly-aux-Oies, le barrage est porté 400m plus en avant."
30 octobre 1918 " R.A.S."
31 octobre 1918 " Préparation d'une attaque qui doit avoir lieu à une date ultérieure, la 22e D.I est extrême gauche.
                         Le 118e attaquera la boucle de l'Aisne de Rilly-aux-Oies, et des éléments légers franchiront l'Aisne
                         pour s'établir sur la rive droite, et s'aligner à hauteur du canal.
                         Le 62e a une mission défensive, à gauche du 118e, jusqu'à Attigny, et reste sur ses positions en
                         bordure de l'Aisne. Le 19e est en réserve et doit poursuivre l'ennemi, si ce dernier décolle.
                         Mission du groupe; C.P par rafales violentes sur bois 1 km N.N.E de Voncq, de A- 30 à A, A
                         concentrations tantôt sur pentes Nord de Voncq, tantôt sur pentes Sud de Semuy, pour commencer
                         l'attaque. Cs Desportes blessé. Le groupe reçoit un renfort de 1 officier (s/lt Creignou), 4 s/off,
                         7 brig, et 83 hommes qui sont prêtés par la 19e Bie du 178e A.T."

    Journal du 3e groupe
28 octobre 1918 " Accrochage des batteries. Mission de barrage devant Attigny, barrage de renforcement
                         dans la boucle de Rilly."
29 octobre 1918 " Réglages. Arrivée du s/lt Coursier au groupe, en l'absence du s/lt Malval (évacué).
                         Cet officier rentre à l'E.M III/35."
30 octobre 1918 " R.A.S."
31 octobre 1918 " R.A.S."

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 28 Oct 2018 - 18:42

.

ARTILLEURS MORTS POUR LA FRANCE

CHAPEAU Pierre Marie né le 15 novembre 1884 à Mouais (Loire-Atlantique) canonnier servant, mat; A 358625,
                                   mort le 3 octobre 1918 à Trélon (Nord) suite blessures de guerre.

MEVEL François Marie Guillaume né le 2 juillet 1894 à Plounévézel (Finistère) maréchal des logis, mat; A 361268
                                   9e batterie, tué le 4 octobre 1918 à Somme-Py (Marne)


BURBAN Victor Louis né le 22 avril 1896 à Larré (Morbihan) canonnier servant, maladie en service, évacué,
                                  mort à l'hôpital complémentaire n°1 de Vannes (Morbihan) le 5 octobre 1918


LE COROLLER Pierre Michel Ange né le 20 juin 1893 à Ploemeur (Morbihan) sous-lieutenant 3e batterie
                                  tué à 13h30 le 5 octobre 1918 à St Pierre à Arnes (Ardennes)


CABON Pierre Marie né le 20 février 1896 à Ploaré (Finistère) canonnier servant 3e batterie
                                  tué le 6 octobre 1918 à St Pierre à Arnes (Ardennes)


MOREAU Jean Marie né le 11 avril 1890 à Tréboul (Finistère) 3e batterie
                                  tué à 4h30 le 7 octobre 1918 à St Pierre à Arnes (Ardennes)


LOZACH Alexandre Marie né le 20 juin 1897 à ? (Finistère) tué le 9 octobre 1918 à Ste Marie à Py (Marne)


MORTIER Pierre Marie Louis Césaire né le 27 août 1894 à St Mars la Jaille (Loire-Atlantique) maréchal des logis
                                   mort le 10 octobre 1918


BOTHOREL Guillaume né le 29 septembre 1889 à Cléder (Finistère) canonnier conducteur, maladie en service
                                  mort le 12 octobre 1918 à l'hôpital complémentaire n°2 de Montargis (Loiret)


LE BARRE Jean Marie né le 9 août 1888 à Vannes (Morbihan)  canonnier servant, maladie en service
                                  mort le 13 octobre 1918 à Ecury sur Coole (Marne)


JOUVE Etienne né le 16 septembre 1889 à Richard (Lozère) canonnier servant, maladie en service,
                                 mort le 13 octobre 1918 à l'hôpital de Montferrand (Puy de Dôme)


GOYAT Jean Louis Yvon né le 27 août 1889 à St Evarzec (Finistère) maladie en service
                                  mort le 14 octobre 1918 à l'hôpital d'Aix les Bains (Savoie)


LE COZ Joseph Grégoire né le 26 octobre 1893 à Châteauneuf du Faou (Finistère)
                                  mort le 16 octobre 1918 à l'ambulance 13/11


POSSÉMÉ Jean Pierre Marie Léon né le 21 novembre 1889 à St Congard (Morbihan) maître-pointeur, blessé
                                  mort le 18 octobre 1918 à Ecury sur Coole (Marne) à l'Ordre A.D


MÉDÉLEC Jérôme Marie né le 20 juillet 1895 à Beuzec-Conq (Finistère)  maladie en service
                                   mort le 23 octobre 1918


LE GROEC Désiré né le 1 décembre 1892 à Hennebont (Morbjhan) blessé
                                    mort le 30 octobre 1918 à Souain (Marne)


    Ce dernier soldat n'est pas classé; Mort pour la France, mais je l'écris quand même.


COUDÉ Eugène Marie Stanislas né le 31 janvier 1878 à St Brieux de Mauron (Morbihan) canonnier,
                                  matricule; A 358045, classé service auxiliaire par commission de réforme
                                  de Vannes, du 26 janvier 1916 et mort à l'hôpital mixte de Niort (Deux-Sévres)
                                  le 5 octobre 1918. Non MPLF.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 28 Oct 2018 - 19:04

.

Un cas qui m'intrigue, celui de l'artilleur Chapeau Pierre Marie, mort le 13 octobre 1918 à Trélon, (Nord) près de la frontière belge et de la ville de Chimay, car cette zone est toujours occupée par les Allemands. Aussi, je pense que ce soldat a été blessé et capturé, lorsque le 35 était, soit dans la Somme ou dans la région de Soissons.


 Et ici, voici la carte datée du 28 octobre 1918 avec les positions des unités.
 On y voit toujours les 2 divisions italiennes. La 22e D.I vient relever les 2 D.I américaines (2th et 36th)
 A droite de la IVème Armée on voit la 1ère D.CP (Division de Cavalerie à Pied) Bizarre, et pourtant elle existe.


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Lun 29 Oct 2018 - 17:48

"28 au 31 octobre.
Les Bies se sont installées en barrage sur ce front.
... L'infanterie cherche à progresser, à partir de 17h, dans la boucle de
                        Rilly-aux-Oies."
Mission du groupe; barrage au Sud de la route de l'Aisne à Rilly-aux-Oies, à hauteur de la Ferme
                        Forest. Barrage éventuel N.O d'Attigny
Pour permettre un mouvement en avant, l'Infanterie qui cherche à progresser dans la boucle de
                        Rilly-aux-Oies, le barrage est porté 400m plus en avant."
Accrochage des batteries. Mission de barrage devant Attigny, barrage de renforcement
                        dans la boucle de Rilly.
"

Le déploiement des groupes se fait au bénéfice des 118ème, 62ème et 19ème RI pour une offensive dans la boucle de Rilly aux oies.
(Nota : Rilly aux oies est la dénomination de la commune de Rilly-sur-Aisne jusqu'en 1936.)



Une carte donne quelques indications sur les lieux cités dans le journal de marche.




Et voila une photo d’un chef de pièce Auguste Burban qui est peut-être de la famille de Burban Victor Louis cannonier décédé le 5 octobre 1918
http://www.chtimiste.com/



---------------------------------------------------------------

La Cavalerie à pied.

On a parlé un peu des chevaux et si on parlait de ceux qui les montent (en dehors des artilleurs bien entendu !), les cavaliers ?

Principalement déployée sur le front occidental, la cavalerie française participe aux opérations de l'été 1914, assurant surtout des missions de reconnaissance et de patrouille. Rapidement, les cavaliers combattent systématiquement démontés, tirant avec leur carabine.
À partir de l'automne 1914, la guerre de tranchées a pour conséquence de diminuer fortement le rôle de la cavalerie : une partie des régiments abandonne ses chevaux, forme des « divisions de cavalerie à pied » et participe aux combats en tant que fantassins. La reprise de la guerre de mouvement en 1918 redonne à la cavalerie une utilité, comme infanterie montée.

Un dernier assaut !
La guerre de tranchées ayant commencée, le 25 septembre 1915 lors de l’offensive de Champagne eut lieu une charge de cavalerie par tout un régiment, le 11ème Chasseurs, à hauteur de Saint Hilaire le Grand (un coin connu du 35ème RAC, situé au nord est de Mourmelon le Grand).
Pour préparer la charge du 11e chasseurs, un détachement de 80 cavaliers à pied (et quatre sapeurs du génie) travaille pendant les nuits du 3 au 19, faisant des terrassements à la pelle, construisant des ponceaux (pour passer les tranchées et boyaux), découpant à la cisaille les réseaux de barbelés français et balisant trois pistes avec des fanions.
La préparation d'artillerie commence le 22. Le détachement à pied est réorganisé en trois pelotons de travailleurs : des cisailleurs-déblayeurs, des terrassiers et des pontonniers (pour jeter les ponts sur les tranchées allemandes). Le 25, jour de l'attaque, le régiment est regroupé à 5 h 30 sous des petits bois.
A 9h25 c’est le signal de l’assaut.
Laissons au journal de marche le soin de nous le décrire :

« Les 3 colonnes partent au galop et franchissent les premiers ponceaux, elles sont arrosées immédiatement par un barrage d'artillerie et les canons allemands raccourcissent leur tir au fur et à mesure que les colonnes avancent. Dès que les colonnes sont en vue des tranchées ennemies, elles tombent sous un feu violent d'infanterie et de mitrailleuses. Nombre de chevaux sont tués ou blessés, ces derniers galopent dans toutes les directions, franchissent les tranchées ou sautent à l'intérieur et les obstruent. Les chasseurs blessés, capables de marcher ou de ramper gagnent les tranchées occupées par les zouaves et les tirailleurs de la 37e DI. Malgré le feu violent qui décime les escadrons de tête, les trois pelotons d'avant-garde arrivent jusqu'aux fils de fer allemands.
En tête de la colonne de droite, le Sous-Lt Preiss saute à terre avec son peloton, saisit un fusil d'infanterie, entraîne ses hommes en criant « qui m’aime me suive », et avec eux, des zouaves et des tirailleurs, fait le coup de feu et pénètre dans la 3e tranchée allemande, où il est tué un chargeur à la main. En tête de la colonne du centre, le Lt Legrand saute dans une tranchée qu'il occupe avec son peloton. En tête de la colonne de gauche, le Lt Tézenas va tomber, blessé grièvement d'une balle au-dessous de l’œil, dans les fils de fer allemands, d'où il est ensuite dégagé par le Ber Lafaye. Le Cne Levenbruck, blessé à l'épaule, ayant vu le Colonel et le Lt-Colonel démontés, prend le commandement de divers éléments du Régiment, plus ou moins désemparés, les rallie à St-Hilaire et les ramène au S du village. [...]
Dans cette attaque, l'état-major et les 3 escadrons de tête, surtout le 5e, ont fait les pertes les plus sérieuses en hommes et en chevaux. Les 3 escadrons de queue (2e, 4e et 7e) ont moins souffert. Les chasseurs blessés sont soignés et évacués avec de grandes difficultés. Plusieurs chevaux blessés errent à l'aventure ou gisent dans les tranchées où on les achève.
»
— Extrait du JMO du 11e chasseurs.



Photo 11ème RCC
http://www.chtimiste.com/album/Cavalerie/R%C3%A9giments%20de%20Chasseurs%20%C3%A0%20cheval/11e%20RCC/slides/chasseurscheval11%205.html

----------------------------------
« Au 1er novembre 1918, les alliés disposent sur le front français de six divisions de cavalerie françaises, épaulées par trois britanniques et une belge (ce qui est peu comparé au 209 divisions d'infanterie alliées sur ce front)[. Les effectifs de la cavalerie y sont de 66 881 Français, 18 894 Britanniques, 6 971 Belges et 6 028 Américains ; s'y rajoutent 633 cavaliers français sur le front italien. »

Les offensives alliés qui démarrent à l'été 1918 sont des successions de coups de boutoir sur les premières lignes allemandes, s'arrêtant à chaque fois à la limite d'action de l'artillerie, sans recherche d'une percée. Il n'y a donc pas de poursuite, la progression est assez lente et la cavalerie est uniquement engagée dans des combats à pied :
« Ah ! certes, il ne s'agit plus d'une poursuite comme celles d'autrefois, une de ces chasses à vive allure qui étaient par essence l'œuvre d'une cavalerie accompagnée de batteries à cheval : dragons et hussards disloquant des colonnes de fuyards, coupant des routes, sabrant des attelages. Il ne s'agit plus de prouesses comme celles de Lasalle et des émules après Iéna, l'anéantissement des armées prussiennes jusqu'au dernier vestige, des forteresses se rendant à une poignée de cavaliers.
Les armes à longue portée et à tir rapide sont là, aujourd'hui, pour l'interdire. Fusils à répétition, canons légers, mitrailleuses, créent à grande distance, autour des colonnes détalantes, une zone de protection trop dense pour que des gros de cavalerie puissent la franchir. Ajoutez que la continuité indéfinie des fronts, qui se maintient dans la retraite, défie ces mouvements tournants de large envergure, qui faisaient le triomphe des épiques sabreurs du siècle passé.
La poursuite, à présent, se fait pas à pas. C'est une infanterie qui suit de près une autre infanterie. Celle qui se retire se couvre par des réseaux de mitrailleuses et de canons légers, accrochés aux moindres accidents du sol. L'autre n'avance qu'avec précaution, absorbée qu'elle est à nettoyer le terrain semé de pièges
. »
— général de brigade Emmanuel François René Fonville, 24 octobre 1918.

Tout ce texte a été repris sur le site : http://www.wikiwand.com/fr/Cavalerie_fran%C3%A7aise_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

Un site qui explique avec beaucoup de détails  le rôle de la cavalerie pendant ce conflit.
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Message par Lothy le Mer 31 Oct 2018 - 22:36

Une fois encore, félicitations er merci !

Ces articles complémentaires enrichissent ce travail énorme qui va toucher à sa fin...

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Message par tailliez le Mer 31 Oct 2018 - 22:55

Oui Lothy, sacré travail, ce site tient vraiment la route, j'attends la fin pour féliciter plus chaudement les deux compères.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Jeu 1 Nov 2018 - 11:32

Merci Lang pour ces précisions sur les cavaliers. Avoue que je t'ai bien fait l'appel du "pied". Te sachant cavalier,
j'étais sûr de ta réaction  quant à nous en instruire.


        Journal du 1er groupe
1 novembre 1918 " Le groupe se déplace, et va récupérer les positions reconnues. Le P.C du groupe est installé à
                           Chuffily. La division se porte, à 5h45, à l'attaque des positions allemandes, dans la boucle de
                           Rilly aux Oies. Les Bies appuieront cette attaque par des tirs de préparation, de 5h15 à 5h30,
                           sur le village de Rilly (1ère et 3e Bies), sur la scierie, N.E de Rilly, et la station (2e Bie).
                           Puis de 5h30 à 5h45, par un tir en obus fumigènes, sur les pentes de Voncq.
                           A 7h25, ordre du Cdt Dressler, d'exécuter un tir sur la hauteur 54.40 - 64.40, en obus à balles,
                           et obus explosifs.
                           Ce tir est exécuté par les 2e et 3e batteries.
                           A 8h05, ordre est donné d'intensifier ce tir, des mitrailleuses gênant la progression de l'infanterie.
                           A 11h, on apprend que notre infanterie est entrée dans Rilly aux Oies, et qu'elle borde le Canal
                           des Ardennes"
                           JMO de la 3e batterie; la batterie est bombardée, 9 blessés, dont 2 mortellement, Gadais et Lambert)
2 novembre 1918 " Pendant la nuit, la 1ère Bie, qui était restée sur son ancienne position,  se porte à côté de la 2e Bie,
                           au N de Méry. Par suite de la modification du dispositif d' infanterie, le groupe appuie le 118e R.I.
                           En conséquence, le capitaine Chalumeau transporte son P.C à Méry, juxtaposé à celui du lt colonel,
                           cdt le 118e régt d'inf.
                           Les Bies sont installées en barrage, sur la ligne 51.38 à 55.39 (1ère et 2e Bie), et 57.26 à 40.28,
                           (3e Bie).
                           A 16h25, et 16h55, des tirs de concentration sont exécutés dans le ravin."
3 novembre 1918 " A 10h45, tir de concentration sur les organisations de Mont-de-Jeux.
                           A 21h37, une fumée rouge déclenche le tir de la 3e batterie. Ce barrage est arrêté à 21h43, le
                           bataillon en ligne, signalant le secteur calme."

Journal du 2e groupe
1 novembre 1918 " Le jour J est le 1er novembre et l'heure H = 5h45. Déclenchement des tirs à 5h15 (A -30).
                           6 heures, une pièce éclate à la 6e Bie, mdl Blouet tué, Guignard et Hégnon blessés
                           grièvement. Mdl Blouet est inhumé dans le cimetière de Coulommes.
                           De 5h15 à 5h45, le groupe coopère à la préparation de l'attaque, en effectuant un tir sur
                           les bois entre Semuy et Voncq.
                           5h45 à 6h50, appui de l'attaque par tirs de concentration sur pentes N de Voncq et S de
                           Semuy. 6h50, continuation tirs concentration sur Semuy, cadence réduite.
                           9h, ordre de cesser le feu (consommation globale pour le groupe; 2600 coups).
                           Dans l'après-midi, reconnaissance sommaire des cdts de groupes.
                           Positions au N et à l'E du village de Roche. On apprend que la D.I a atteint tous ses objectifs
                           aux heures prévues.
                           Le groupe se porte, à 22 heures, aux environs du village de Roche et va occuper les positions
                           reconnues dans l'après-midi."
2 novembre 1918 " Front de la D.I. Cours de l'Aisne, de 60.30 à Semuy et le Canal de Semuy à 82.32.
                           Mission D.I, garder le contact avec l'ennemi et profiter de toutes occasions pour pousser
                           éléments sur rive Nord, et établir, si possible, têtes de pont au N de Semuy et au N du point
                           82.32. Le II/35 appuie le 19e, à l'Est de l'Aisne, jusqu'en 82.32.
                           Mission II/35, barrage sur front du 19. Couverture éventuelle des détachements avancés, au
                           N du canal.
                           16h55, tir de C.P sur ravin, entre 76.34 et 80.40, 500m N.E de Semuy."
3 novembre 1918 " 8h à 9h, tirs de contre-batterie par la 5e, sur 77.66 et 77.70
                              "     "      "     "      "     "     "  par la 6e, sur 88.65. Consommation; 200 coups.
                            10h45, tirs sur abris de Mont-de-Jeux, entre méridiens 52 et 59. Consommation; 300 coups.
                            18h, tir de harcèlement sur les pentes 72.35 et 81.38 (50 coups par objectif).
                            21h40, barrage, consommation; 240 coups.
                            22h55, barrage,     "    "      "      480   "    ."

   Journal du 3e groupe
1 novembre 1918 " Attaque dans la boucle de Rilly (118e), devant le front du 62e (Attigny), diversion.
                           Le III/35 fait des concentrations au Sud de Charbogne, à l'Est et à l'Ouest de cette
                           localité (zones d'abris), ainsi qu'au Sud et Sud Est de St Lambert H = 5h45.
                           Les tirs commencent à H - 30 et se terminent à H + 90."
2 novembre 1918 " 8h, reconnaissance de positions de Bies dans les environs de la Ferme Beaumont."
3 novembre 1918 " 8h, reconnaissance de positions de Bies dans le voisinage des Bardo.
                            Les Bies occupent ces positions dans la soirée.
                            7e en 17.93  -   8e en 17.93  -   9e en 15.94."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Jeu 1 Nov 2018 - 15:31

Je retrouve avec plaisir le très compétent capitaine Chalumeau, ce n'est pas moi qui le dit mais un certain MC Mahon, colonel américain de son état (je cite de mémoire en espérant ne pas me tromper), pure curiosité, quelqu'un ( vous briseLance13? ) peut-il me dire si le capitaine était d'active ou si c'était "un civil habillé en soldat" *** comme le suggère le gouvernement actuel *** ,dans le cadre du centenaires de la victoire, heu..., non pour eux de... l'armistice.
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re: c'était il y à 100 ans au jour le jour ( ou à peut près )

Message par otosan le Jeu 1 Nov 2018 - 19:02

à la naissance nous sommes des civils , ensuite il y a des civils qui deviennent soldats et sont habillés en conséquence .
Le 11 Novembre on fête la victoire des soldats qui ont donnés jusqu'à leur vie pour que nous restions libre et Français .
Dans notre gouvernement actuel , combien ont été habiller en soldat ???
bientôt ils nous dirons que cela n'a jamais existé ....
Il est vrai que civils , soldats , et politique ne vivent pas sur la même planéte , nous n'avons pas la même Histoire .


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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Ven 2 Nov 2018 - 12:01

Pour confirmer les remarques de Tailliez et d'otosan, on trouvera un texte dans la rubrique https://www.camps-parachutistes.org/t8214-guerre-14-18-epilogue

-------------------------------------------------------

Et, pour revenir à briselance et les cavaliers:

Bizarre un cavalier à pied ? Vous avez dit bizarre ? Oui, c’est bizarre !
Merci Briselance pour cet « appel du pied » qui m’aura permis d’évoquer un peu ces cavaliers.
Sans son cheval, le cavalier se sent perdu. Vous l’imaginez dans les tranchées devenu un simple fantassin… une catastrophe.
Un cavalier à pied n’est pas un vrai cavalier.
Alors, après réflexion, il s’est dit que dans un char après tout ce ne serait pas plus mal...
Et voila pourquoi le cavalier à pied est toujours quelque chose de bizarre.
Mais des cavaliers bizarres, il y en a encore aujourd’hui, si si c’est vrai. J’en connais.  Ils sautent même en parachutes….

-------------------------------------------------------------------

Les groupes du 35ème RAC appuient toujours l’offensive du 118ème RI sur Rilly aux Oies et font des tirs de diversion du côté d’Attigny.


« A 11h, on apprend que notre infanterie est entrée dans Rilly aux Oies, et qu'elle borde le Canal
                          des Ardennes"

De 5h15 à 5h45, le groupe coopère à la préparation de l'attaque, en effectuant un tir sur
                          les bois entre Semuy et Voncq.
Positions au N et à l'E du village de Roche. On apprend que la D.I a atteint tous ses objectifs
                          aux heures prévues.

Attaque dans la boucle de Rilly (118e), devant le front du 62e (Attigny), diversion. »
 


Et voila une carte pour avoir une idée des tirs de soutien.






Deux autres cartes avec la ligne du front à plus grande échelle.
Quelle évolution depuis le 25 septembre !
On se rend compte que le 1er novembre l’aile droite est encore en retrait mais ce ne sera plus le cas le 5 novembre et bien entendu le 11.






Quelques images des lieux évoqués.

Attigny



Voncq
(forum.pages1418)



Roche
(meuse.ardennes.overblog)




Arthur Rimbaud et « Une saison en enfer ». Textes rédigés entre 1870 et 1873.  



Deux extraits, au hasard :

« Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. -Et je l'ai trouvée amère. -Et je l'ai injuriée…
----------------------------
et une partie qui laisse rêveur...
« Assez ! voici la punition. - En marche ! Ah ! les poumons brûlent, les tempes grondent ! La nuit roule dans mes yeux, par ce soleil ! Le cœur... les membres...  Où va-t-on ? au combat ? Je suis faible ! les autres avancent. Les outils, les armes... le temps ! ... Feu ! feu sur moi ! Là ! ou je me rends. - Lâches ! - Je me tue ! Je me jette aux pieds des chevaux ! Ah ! ... - je m'y habituerai. Ce serait la vie française, le sentier de l'honneur ! »


Il ne croyait pas si bien dire…
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 4 Nov 2018 - 9:38

.

 Alors, bien sûr, nous n'allons pas débattre, ici, de cette imbécillité de parole, quant aux "civils que l'on a armés", mais je suis dans la même pensée que vous.

 Il est à penser que ceux qui ont vécu ces moments de guerre n'auraient pas du tout apprécié ce raisonnement, si, toutefois, s'en était un. Bon, j'ai dit que l'on ne débattait pas ici.

 Déjà, merci de suivre ces récits de ce régiment que j'admire.

 Pour répondre à Taillez, le capitaine Chalumeau est, à mon avis, un  militaire professionnel, comme l'a été le capitaine Le Bourgeois, tué à Verdun en avril 1916, et qui a reçu un vibrant hommage de son arrière petit-fils que nous comptons parmi nos membres et qui a apporté beaucoup à ce sujet sur le forum.
 Je vais approfondir la question et tâcher d'apporter une réponse précise.
 Et puis, il y a Lang. Il nous parle de Roche, et là, je dois avouer qu'il m'enlève la touche de mon ordi en parlant de ce tout petit village des Ardennes, et pourtant, dès leur arrivée dans la région, les Allemands y établir leur Kommandatur, et dans cette belle ferme appartenant à la mère de Rimbaud.
 Ils la dynamitèrent lors de leur repli, devant l'avancée de la 22e D.I.
 Une maison y a été rebâtie, sur le même emplacement, et en 2017, Patti Smith (chanteuse américaine, admiratrice de ce poète), a racheté cette propriété.


 Quant aux cavaliers "bizarres " qui sautent en parachute, et oui, ils sont connus; 1er Hussards parachutistes, et 13e Dragons parachutistes.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Dim 4 Nov 2018 - 9:39

.

     Journal du 1er groupe
4 novembre 1918 " Le capitaine, cdt provisoirement le groupe, exécute des reconnaissances de position
                            de Bie dans la boucle de l'Aisne, au sud de Rilly-aux-Oies.
                            Certains indices permettent de supposer un repli prochain de l'ennemi.
                            Le P.C du groupe est ramené à Chuffily, en même temps que celui du colonel d'infanterie."
5 novembre 1918 " Journée calme, sauf quelques tirs de harcèlement ennemi vers Ste Vaubourg."
6 novembre 1918 " La D.I doit tenter le passage de l'Aisne, appuyée par des tirs d'artillerie.
                            Le Génie ayant pu construire des passerelles, à l'Ouest de Rilly-aux-Oies, le bataillon de tête
                            du 19e R.I commence à passer la rivière à 5h30. Le passage se fait sans aucune résistance
                            de l'ennemi qui semble s'être replié. Un deuxième bataillon est passé par Voncq et Semuy.
                            A 8h, le bataillon de tête, rassemblé au Nord de l'Aisne, et ne rencontrant pas l'ennemi, se porte
                            vers le Nord.
                            A 10h, le groupe reçoit l'ordre de se porter en avant, le capitaine Chalumeau part en reconnaissance.
                            A 11h30, les Bies se mettent en route, passent l'Aisne devant Voncq, puis par Semuy, Mont de Jeux,
                            St Lambert, gagnent Suzanne.
                            A 15h, arrivée à Suzanne, et ordre est reçu de se porter en position de rassemblement au S.O de
                            Tourteron, au Nord de la Côte 158. Le groupe arrive à cette position à 15h50.
                             A 16h, ordre est donné de continuer jusqu'à Tourteron. Le groupe arrive à Tourteron à 16h30 et
                            se forme en bivouac pour passer la nuit."


      Journal du 2e groupe
4 novembre 1918 " 13h, tir sur mitrailleuses au N de Semuy. Consommation; 100 O.B.
                             16h, les Bies reçoivent 200 obus à gaz. Deux canonniers de la 4e gazés, évacués (Fiavet et Peltreau).
                             16h28, barrage, consommation; 180 coups."
5 novembre 1918 " La mission du groupe est changée à partir de 9 heures. Le II/35 assurera, à l'O de Mont de Jeux
                            (1 km Nord de Rilly-aux-Oies) front 1 km.
                             16h, le II/35 reçoit l'ordre de changer son barrage, qui se fixera de 46.40 à 55.40, au delà de la
                             ligne de chemin de fer, N.N.O de Rilly-aux-Oies."
6 novembre 1918 " 1h30, le groupe reçoit une préparation d'attaque (6 objectifs, côte 120 et St Lambert), qui doit
                             avoir lieu au petit jour. L'attaque n'a pas lieu, l'ennemi ayant retraité.
                             8h, le groupe reçoit l'ordre de faire mouvement pour se porter sur la rive droite de l'Aisne, et
                             part à 11 heures, par Voncq, Semuy, Mont de Jeux, Suzanne et Tourteron, où se trouvent les
                             premiers civils.
                             Le renfort d'A.T (60 hommes) est rendu à son unité. Une section détachée (6e), sous les ordres
                             du lt Rebais constitue l'appui direct de l'infanterie (19e et 118e).
                             Le II/35 cantonne à Tourteron."


     Journal du 3e groupe
4 novembre 1918 " Reconnaissance de positions au Sud d'Attigny, dans le voisinage du camp d'aviation.
                             Positions occupables en cas de repli ennemi.
                             11h50, tir de concentration n°4 (St Lambert)."
5 novembre 1918 " L'ennemi se replie."
6 novembre 1918 " Départ des positions de Bies à 14h. Itinéraire; Chuffily, Roche, Voncq, St Lambert, Charbogne.
                            Bivouac à l'Ouest de la route Charbogne  Bérésina."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 5 Nov 2018 - 9:41

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Lun 5 Nov 2018 - 13:23

à BriseLance13.
OK, en phase et merci, j'ouvre les paris, comme vous je pense que le capitaine Chalumeau était d'active, "un pro" pourquoi? parce que vu de ma fenêtre ce conflit s'il permettait de sortir des O d R dans toutes las armes (ou presque) ce ne devait pas être le cas de l'artillerie, trop technique à mon avis, laps de temps trop court pour une formation hyper pointue, à quelques exceptions près...quoique...Joker.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mar 6 Nov 2018 - 9:11

Les 3 groupes du 35ème RAC suivent l'ennemi à la trace...

"passage de l'Aisne, appuyée par des tirs d'artillerie...
                      ...     Le Génie ayant pu construire des passerelles, à l'Ouest de Rilly-aux-Oies
...avoir lieu au petit jour. L'attaque n'a pas lieu, l'ennemi ayant retraité...
...L'ennemi se replie."


On les retrouve :
1er Groupe avec le Capitaine Chalumeau à TOURTERON
2ème Groupe à TOURTERON également. Premier contact avec des civils libérés.
3ème Groupe au dessus de CHARBOGNE et pas loin de La Bérésina. La Bérésina ? Tiens, mauvais signe pour les Allemands...

Une carte avec les itinéraires :



Une idée des villages :
TOURTERON, mais je n'ai trouvé que cette image concernant la campagne de 1870.



CHARBOGNE



Et bien entendu c'est le bivouac !



Pendant ce temps, d'après les journaux, on commence à se réjouir et à respirer :



Et certains se mettent peut-être à rêver...


(Archives départementales de l'Essonne)
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Message par BriseLance13 le Mer 7 Nov 2018 - 11:32

.

Et bien, Lang, avec ces images, on sent que nous approchons du Septième Ciel. Encore quelques jours (? ou !)


   Journal du 1er groupe
7 novembre 1918 " La D.I, en colonne de division, reprend sa marche vers le Nord.
                           Avant-garde; le 62e R.I, appuyé par le II/35. Le groupe marche derrière le gros, avec mission
                           d'appui du 118e R.I.
                           Itinéraire; Guincourt, Bouvellemont, Baâlons, La Horgne. Le groupe arrive à 14h à Bouvellemont,
                           où il reste en position d'attente."
8 novembre 1918 " La Division reprend sa marche en colonne. Avant-garde; le 19e R.I, avec II/35.
                            Le groupe suit le gros, et conserve sa mission d'appui du 118e R.I.
                            Itinéraire; Baâlons, La Horgne, Singly. Le groupe se forme en position d'attente à la lisière des
                            bois d' Elan, sur la route de Balaives.
                            Le capitaine, cdt provisoirement le groupe, part en reconnaissance vers Balaives.
                            On apprend que des mitrailleuses ennemies sont toujours à la Ferme Constantine.
                            Ordre est donné de rapprocher le groupe qui est mis en position d'attente au N.O de Balaives.
                            A 15h, les Bies vont prendre position sur la crête, au sud d'Etrepigny.
                            P.C du groupe, dans une masure abandonnée, au N.E de la Tuilerie de Balaives.
                            Mission d'appui du Bataillon de gauche du 19e R.I, dans la zone, allant des Ayvelles à Nouvion
                            sur Meuse. Tirs sur objectifs apparaissant sur la crête Lumes - Vrigny- Meuse, et éventuellement
                            sur mitrailleuses signalées par l'infanterie, et empêchant le passage de la Meuse.
                            Notre infanterie borde le fleuve."
9 novembre 1918 " Des reconnaissances sont faites en vue de porter le groupe en avant, pour appuyer le passage
                           du fleuve."


   Journal du 2e groupe

7 novembre 1918 " Départ 6 heures, axe de marche Nord, colonne de Division. Le II/35 appuie le 62e et passe à
                           Les Perchets, le Pré Boulet, Guincourt, Le Plain, Bouvellemont, Baâlons.
                           A 10h, la 5e Bie met en position à 500m N de Baâlons.
                           A 11h, les 4e et 6e se mettent en position, aux lisières N de Baâlons.
                           Mission; appui direct du 62e R.I. Le groupe tire sur les lisières S.O de Singly et sur les haies
                           du château, où de nombreuses mitrailleuses ont été vues en action.
                           Dans la nuit du 7 au 8, la 6e Bie fait du harcèlement sur les routes."
8 novembre 1918 " Le groupe fait mouvement à 5h30, direction du N, appuyant le 19e R.I.
                           Arrivée à Balaives à 13 heures. Les 3 bies prennent position au N.O du village.
                           Harcèlement sur la rive droite de la Meuse."
9 novembre 1918 " Harcèlement sur convois et colonnes ennemis vus sur la rive droite de la Meuse.
                           Nuit calme. Le II/35 passe à la 163e Division."


   Journal du 3e groupe
7 novembre 1918 " Départ 7h30. Itinéraire; Guincourt, Bouvellemont. Cantonnement à Bouvellemont."
8 novembre 1918 " Départ à 6h. Itinéraire; Baâlons, La Horgne, Singly.
                           Bivouac à l'ouest de la route de Singly à Baâlons."
9 novembre 1918 " Reconnaissance de position au S.O d'Etrepigny."
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Jeu 8 Nov 2018 - 19:34

Du 7 au 9 novembre 1918.

Du côté allemand les choses se passent plutôt mal…

Le 9 novembre, l'émeute révolutionnaire et la grève générale éclatent à Berlin. Le même jour, l'Empereur abdique et passe en Hollande.



(Le 9 novembre 1918 : une section d'automobiles blindées des révolutionnaires stationne dans la cour du château royal de Berlin sur lequel flotte le drapeau rouge. Source : l'album de la guerre 1914-1919. ©️ L'illustration)


Pendant ce temps là à Rethondes

Le 7, à 20 heures, les plénipotentiaires allemands se présentent devant les avant-postes français à Haudroy, près de La Capelle, dans l'Aisne.
Le 8, à 9 heures, les plénipotentiaires sont reçus en forêt de Compiègne, près de Rethondes, dans le wagon-bureau du maréchal Foch qui leur fait lire les conditions de l'armistice. Foch donne 72 heures pour accepter ou refuser.
(http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/1918-les-temps-forts-dune-annee-de-combat)

Du côté du 35ème RAC
Balaives, Baalons, Singly, Etrepigny...
La poursuite vers le nord continue, nos troupes sont arrivées en bordure de la Meuse.




Pour le 35ème RAC les missions sont les mêmes.
Le 1er groupe est en appui du 19ème RI
Le 2ème groupe est en appui du 62ème RI
Le 3ème Groupe est à hauteur d’Etrepigny


Va-t-on franchir la Meuse ?

Oui, et ce sera l’œuvre du 19ème RI le 10 novembre
Le 8 novembre, le régiment poursuit et bouscule les arrière-gardes ennemies, s'empare des villages de Balaives, d'Etrépigny, d'Elaires et de Flize ; le 10, il force le passage de la Meuse sous un feu des plus violents, établit une tête de pont au nord de la rivière et termine la guerre, comme il l'a commencée, par un magnifique et glorieux combat qui mérite au 3e bataillon une citation à l'ordre de la IVe armée.
(gallica)
" Après s'être emparé de haute lutte, le 8 novembre 1918, des villages de Balaives, d'Etrepilly et de Flize, avoir porté nos lignes sur la rive gauche de la Meuse, et effectué ainsi une avance de plus de 10 kilomètres, le 3e bataillon du 19e RI, sous les ordres du capitaine Vincent, est parvenu, le 10 novembre, à franchir le fleuve sur une passerelle de fortune soumise aux plus violents tirs de mitrailleuses, de minen et d'obus de tous calibres. A établi une tête de pont à 500 mètres de la rive droite et s'est maintenu sur sa position dans des circonstances particulièrement critiques et périlleuses, joignant le plus bel exemple du devoir et de l'abnégation à des qualités manœuvrières de premier ordre."

Etrepigny !!




Etrepigny son chateau...


Dernière édition par LANG le Sam 10 Nov 2018 - 17:05, édité 1 fois
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Sam 10 Nov 2018 - 9:15

.
Nous y sommes. Enfin cette guerre se termine. Je veux m'attarder un peu sur ce jour .
  Pour se faire, je poste les plus des JMO du 35 et des résumés de chaque batterie, s'il en est.


 35e R.A.C
 11 novembre 1918 " A 9h, un message téléphoné par l' AD163, annonce la signature d'un armistice.
                          

La consigne pour toutes les troupes engagées est de cesser le feu à 11 heures,
mais de continuer à assurer une surveillance attentive.
Le lt-colonel Julliard rentre de permission à 10h.
                              
A 11h, les trompettes des R.I et des régiments de campagne, rassemblés à Flize, portent pour, et sonnent devant le front de la D.I."



1ère batterie   11 novembre 1918 " Défilé à Flize."
2e batterie      11 novembre 1918 " A 11h, on entend la musique jouer sur la place de Flize.
                                                     L'ennemi a tiré jusqu'à la dernière minute."
4e batterie      11 novembre 1918 " A 7h arrive la nouvelle que l'armistice est signé.
                                                     Cantonnement Ferme Eva près Balaives."
6e batterie      11 novembre 1918 " 5h à 5h05, 30 coups sur gare Lumes triage.
                                                     6h, 30 coups sur gare Lumes triage.
                                                     A 10h55, devant tout le personnel rassemblé, la batterie tire sa
                                                     dernière salve."
7e batterie      11 novembre 1918 " De 3h à 5h, 150 coups harcèlement sur les pentes Nord de la voie
                                                     ferrée Mézières  -  Sedan.
                                                     11h, cessation hostilités."
9e batterie      11 novembre 1918 " 1 heure, la 9e Bie aura, dès le reçu de cet ordre, une mission   de barrage
                                                     sur une ligne parallèle à la voie ferrée, et à 600m au Nord de cette voie,
                                                     entre les méridiens 291 et 290.3. Tir de CPO dans la zone de barrage,
                                                     par rafales, de 3h30 à 5h30. Consommation; 150 coups.
                                                     11h, stop."



Bon, maintenant il va falloir passer à autre chose, mais s'il vous plaît, restez, le 35e ne rentrera pas tout de suite à  Vannes, les JMO ne sont pas encore terminés .


.
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Sam 10 Nov 2018 - 16:56

" A 10h55, devant tout le personnel rassemblé, la batterie tire sa
                                                    dernière salve."


"A 11h, les trompettes des R.I et des régiments de campagne, rassemblés à Flize, portent pour, et sonnent devant le front de la D.I."

Je ne vois rien à rajouter...




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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par tailliez le Dim 11 Nov 2018 - 7:01

 UN TRES GRAND MERCI à BriseLance13 initiateur et réalisateur de ce travail de fond passionant à lire ainsi qu'a LANG qui a si bien su l'accompagner. CHAPEAU messieurs!                     
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Lun 12 Nov 2018 - 11:09

.

Journal du 35e R.A.C
12 novembre 1918 "        Ordre de Mouvement.
                             Le Régiment doit rejoindre les éléments de la D.I dans la région d'Attigny.
                             Départ 6 heures. 45 km.
                             Destination: I/35, Coulommes, Marqueny. Arrivée 18h.
                                               E.M 35 et II/35, Chuffily. Arrivée 17h.
                                               III/35, Roche et Méry. Arrivée 18h."
13 novembre 1918 "       Ordre de Mouvement.
                             La Division remonte vers le Nord. Le Régiment quitte ses cantonnements à 6h30.
                             Destination: I/35, Alland'Huy. Arrivée 8h30.
                                               E.M 35, II et III/35, Ecordal. Arrivée 9h30."


   Journal du 1er groupe

12 novembre 1918" Départ d'Etrépigny à 7 heures. Itinéraire; Balaives, Singly, La Horgne, Tourteron,
                             Attigny, Coulommes. Arrivée à 18h, cantonnement à Coulommes."
13 novembre 1918 " Départ de Coulommes à 6 heures. Itinéraire; Attigny, Alland'Huy.
                             Cantonnement à Alland'Huy ."


  Journal du 2e groupe 
12 novembre 1918 " A 7h, départ de Balaives. Itinéraire:singly, La Horgne, Baâlons, Jonval,  L'Anerie,
                              Tourteron, Charbogne. Arrivée à Chuffily à 16 h, où cantonne le groupe.
                              Le Chef d'Escadron Fischer rentre du cours de tir de Soudé Ste Croix et  reprend le               
                              commandement du groupe.
13 novembre 1918 " Départ à 6h30. Itinéraire; Attigny, Charbogne, Ecordal, où le groupe cantonne.
                              Arrivée 9h. Hommes et chevaux logés."


    Journal du 3e groupe

12 novembre 1918 " Départ de Feuchères à 6h. Itinéraire; Balaives, Villers s/ le Mont, Singly, La Horgne,
                              Baâlons, Jonval, Tourteron, Attigny. Bivouac à Roche."
13 novembre 1918 " Départ à 6h45. Itinéraire; Attigny, Charbogne, Ecordal. Cantonnement à Ecordal."



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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mar 13 Nov 2018 - 16:46

C'est presque fini...

Le 35ème RAC se déplace beaucoup.

Beaucoup d'unités vont suivre pas à pas les troupes allemandes qui "rentrent" chez elles.
Le 35ème va-t-il suivre l'ennemi pas à pas ?
Pour l'instant, il recule.

Un retour vers des lieux connus. Pas très loin d’Attigny et de Rilly aux Oies.



Cantonnements à Alland'Huy et Ecordal







Le journal de Marche ne dit pas si les écoliers étaient présents.
Ils n'y étaient pas mais ils avaient certainement hâte de retourner à l'école...
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par Léonard PACICO le Mar 13 Nov 2018 - 18:06

Presque fini ........ !

depuis plusieurs années on suit le parcours de ce 35eme RAC.
Cela va faire drôle de ne plus lire cette histoire prenante.
Merci à l'Auteur et a ceux qui ont meublés avec passion le sujet.
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re c'etait il y a 100 ans au jour le jour ( ou à peut près )

Message par otosan le Mar 13 Nov 2018 - 21:22

merci Briselance 13 , merci Lang pour ce très beau récit et pour votre travail de recherche .
Le 35e RAC vas nous manquer . Sad
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par BriseLance13 le Mer 14 Nov 2018 - 10:21

.
Journal du 1er groupe
14 novembre 1918 " Départ d'Alland'Huy à 9h30. Itinéraire; Ecordal, Les Aisements, Hagnicourt, Villers-le-Tourneur.
Arrivée à 15 heures. Cantonnement à Villers-le-Tourneur."
15 novembre 1918 " Repos à Villers-le-Tourneur."
16 novembre 1918 " Repos."
17 novembre 1918 " Départ de Villers-le-Tourneur à 10h10. Itinéraire; Poix-Terron, Terron-lès-Poix, Singly,
Balaives, Boutancourt. Cantonnement à Boutancourt. Arrivée à 16 heures."


Journal du 2e groupe
14 novembre 1918 " 9h45, départ. Itinéraire; Les Aisements, Les Glands, Villers-le-Tourneur, où cantonne le groupe.
Arrivée à 13 heures. Hommes et chevaux logés."
15 novembre 1918 " Stationnement à Villers-le-Tourneur."
16 novembre 1918 " Idem."
17 novembre 1918 " Départ à 10h30. Itinéraire; Poix-Terron, Singly. Arrivée à Balaives à 14h30 où le groupe cantonne."


Journal du 3e groupe

14 novembre 1918 " Départ à 10h. Itinéraire; Bérésina, Villers-le-Tourneur. Cantonnement à Villers-le-Tourneur."
15 novembre 1918 " Repos. Révision des chargements des voitures."
16 novembre 1918 " Repos."
17 novembre 1918 " Etape Villers-le-Tourneur Boutancourt, par Poix-Terron, Singly, Balaives.

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par Cote_108 le Mer 14 Nov 2018 - 18:13

Bonjour

Félicitations tout d'abord pour cette retranscription remarquable tant par sa qualité que par les documents ajoutés et aux informations apportées.

Je suis tombé par hasard sur ce post en faisant une recherche sur la cote 108, sujet auquel je m'interresse depuis près de 20 ans (même si je l'avais délaissé ces 3, 4 dernières années).

Je ne connais pas grand chose dans le domaine de l'artillerie. Et par conséquent je ne situe pas bien les emplacements des batteries et des cibles bombardées. Aussi je m'adresse à vous. Je devine que les coordonnées sur 4 chiffres correspondent aux coordonnées que l'on retrouve sur les canevas de tir de l'époque. Mais quid des lettres et nombre à 2 ou 3 chiffres ? Y a t-il des plans dans les JMO correspondants où on peut les retrouver?

exemple:
Journal du 35 RAC
13 juin 1916 " A 9h, émission de gaz faite par les Français entre La Neuville et le Godat, l'ennemi riposte par un
tir de barrage.
Tirs des 5e, 6e, 7e, 9e sur les tranchées de 1ère ligne.
Tir de la 4e sur batterie 5762 et observatoire Mont de Sapigneul.
Tir de la 9e sur un boyau de Mont Spin et route Neuville - Aguilcourt - 203 coups
Pas de réaction sur les batteries."
14 juin 1916 .....
15 juin 1916 " Exercice de tir de concentration n°157 de 16h10 à 17h.
Tir de la 7e bat sur Minen, aux points 19 et 21 (48 coups).
Le s/lt d'Avigneau, de la 122e bat du 46e passe à la 121e bat de 58 T du 28e."
16 juin 1916 " De 17h45 à 18h20, tir de la 7e bat sur Minen aux points 138 et 139 - 51 coups.
Réglages par ballon du 1/35 sur cantonnements ennemis en 1781, 5877 et batterie 2167."

Merci d'avance pour vos éclaircissements.
Cordialement
Laurent
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Cote_108

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG le Mer 14 Nov 2018 - 19:21

à Cote_108
Bonjour,
Briselance pourra peut être vous répondre (?).
En attendant, je vous signale un forum que j'ai découvert au hasard de mes recherches :

https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?f=32&t=50477

Il semble avoir le même souci que vous.
Bonne chance.
Cordialement.
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LANG
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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par LANG Hier à 10:59

Les trois groupes du 35ème RAC remontent vers le nord.

Cantonnements à Balaives et Boutancourt au sud-ouest de Sedan.

"... Vous resterez disciplinés, respectueux des personnes et des biens après avoir abattu votre adversaire par les armes, vous lui imposerez encore par la dignité de votre attitude, et le monde ne saura ce qu'il doit le plus admirer, de votre tenue, dans le succès ou de votre héroïsme dans les combats..."  

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Re: C'ETAIT IL Y A 100 ANS au jour le jour (ou à peu près)

Message par Cote_108 Hier à 12:08

@LANG

Bonjour

et merci pour le topic. Je connais bien cet autre forum, c'est la référence je pense sur 14-18.

Bonne journée
Cordialement
Laurent
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