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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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un 14 mars

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16032015

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un 14 mars




le 14 mars 2015, à Béziers, la rue du 19 mars 1962 était débaptisée pour laisser place à la rue "commandant Denoix de Saint Marc"

il ne faisait pas de doute que cet événement allait être récupéré par certains politiques à des fins électorales ! par contre que ce soit le premier ministre lui même qui par des mots outranciers donne l'exemple .............

le général Cambournac avait vu le danger en expliquant dans une lettre destinée aux membres de son association les limites à donner à l'hommage qui serait rendu le 14 mars au commandant de Saint Marc.
Pour autant, devait-on effacer cette période algérienne de la vie de ce grand officier ?
Bien sur que NON.
Y avait-il le 14 mars à Béziers des nostalgiques de l'Algérie Française ? bien sur que OUI.



























Un 14 mars (réactions)

Sans engager la polémique, le général Pierre Zammit souligne ici la réalité de faits et de valeurs que l’ASAF a déjà rappelés à maintes reprises mais que certains voudraient chasser à tout jamais de notre mémoire collective et de nos principes moraux.



Commentant la décision du maire de Béziers de débaptiser une rue du 19 mars 1962 et de lui donner le nom de commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, le Premier ministre en campagne électorale a déclaré le 14 mars : "la nostalgie de l'Algérie française n'apporte rien de bon… Le FN n'aime pas la France, c'est rance, c'est triste". Pourtant, il ne s'agit pas plus de FN, que de nostalgie l'Algérie française. C'est autre chose dont il s'agit. Il s'agit de se souvenir de morts français et d'honorer un grand soldat.



Depuis 2003 (décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003), l'Etat français a retenu le 5 décembre pour commémorer "l'hommage aux morts pour la France durant la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie". Ce choix fut le résultat d'une longue concertation avec les associations d'Anciens combattants et de Français rapatriés qui ont toutes, à deux exceptions près (FNACA et ARAC), rejeté la date du 19 mars 1962. Cette décision a été confirmée par la loi sur les rapatriés (loi n°2005-158 du 23 février 2005).Pourquoi ce rejet de la date du 19 mars ?
Le 19 mars 1962 est la date d'un cessez-le-feu respecté uniquement et unilatéralement par l'armée française mais jamais respecté par le Front de Libération Nationale algérien. Après le 19 mars, en quelques mois, il y eut des milliers de civils Français d'Algérie, de harkis désarmés avec leurs familles qui furent assassinés, enlevés et jamais retrouvés. Ils étaient seulement coupables d'avoir aimé et choisi la France.
La loi de novembre 2012 faisant du 19 mars 1962 une commémoration nationale ne change rien à cette histoire factuelle, à ce douloureux moment de notre histoire nationale. Elle trahit la mémoire de ces milliers de victimes.

Quant au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, une ville ne peut que s'honorer d'avoir une rue qui porte son nom. Résistant à vingt ans, déporté à Buchenwald, officier parachutiste de la Légion étrangère, prestigieux combattant d'Indochine et d'Algérie, le commandant de Saint Marc s'était rallié en avril 1961 au putsch des généraux contre la politique du général de Gaulle pour ne pas renier la parole donnée, disant avoir "préféré le crime de l'illégalité à celui de l'inhumanité". Jugé, emprisonné, libéré en 1966, réhabilité en 1978, il fut élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur dans la cour d'honneur des Invalides en 2011 par le président de la République : "nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur !" dira en août 2013 le général d'armée Dary dans le poignant éloge funèbre de ce grand soldat, homme d'honneur s'il en est.

Voilà pourquoi, aux mots "nostalgie" et "rance", j'oppose "mémoire" et "honneur"

Le 15 mars 2015

Pierre ZAMMIT, Officier général (2S.)

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Il ne faut pas pleurer pour ce qui n'est plus, mais être heureux pour ce qui a été.
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un 14 mars :: Commentaires

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Message le Lun 16 Mar 2015 - 13:08 par de ballincourt

voilà ce que l'on a pu lire dans la presse après le 14 mars au sujet du maire de Béziers.

"Depuis son élection à la mairie de Béziers, Robert Ménard a été à l’origine de plusieurs polémiques, de l’installation d’une crèche de Noël à la mairie à une campagne d’affichage sur l’armement de la police municipale de la ville"

comme si l'installation d'une crèche de Noël en FRANCE pouvait être une polémique.

pauvres journaleux, pauvres politiques, un jour il vous faudra rendre des comptes, et ce jour là je serai aux premières loges !

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Message le Mar 17 Mar 2015 - 22:18 par SALABERT

POUR L’HONNEUR D’UN COMMANDANT



« L’Honneur est-il dans l’obéissance absolue au pouvoir légal, ou dans le refus d’abandonner des populations qui allaient être massacrées à cause de nous ? J’ai choisi selon ma conscience. J’ai accepté de tout perdre, et j’ai tout  perdu. (…) Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié » (Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc - « L’aventure et l’espérance »)



De la Côte d’Azur à Grenoble, des Landes à Perpignan, ils étaient venus, nombreux, ces Français d’Algérie, en dépit de l’âge et de la fatigue, orphelins de leur terre natale, exilés sans retour, pour honorer la mémoire d’un soldat de légende et exprimer leur gratitude et leur soutien à un Maire courageux.

A leurs côtés, unis dans une même ardeur patriotique, un foisonnement de bérets rouges et verts et des panoplies de décorations « outrageantes » qu’arboraient fièrement parachutistes et légionnaires, héros d’Indochine et d’Algérie.

Comme jadis, « là-bas », ils s’étaient retrouvés, côte à côte, avec quelques rides en plus et une pointe de nostalgie. Ces hommes aux bérets vert et rouge, les Pieds-Noirs ne les avaient pas oubliés. Ils n’avaient pas oublié cette magnifique armée d’Afrique qui avait rayonné aux quatre coins du globe et que l’on avait sacrifiée pour satisfaire aux exigences d’un homme miné par la rancune et l’ambition.

On brandissait les banderoles, on exhibait les pancartes dénonçant l’ignominie du « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 qui évoquait le malheur, la mort, les disparitions, le déracinement et la ruine. Ces Français lâchés dans la rue faisaient masse. C’étaient ces mêmes Français dont les aînés, en 1942, avaient rendu à la France sa fierté et son armée. Ils distillaient un patriotisme plein de faconde et de sincérité. Ils se sentaient plus Français que les Français vieillis de la Métropole. Les « Américains d’Afrique », si décriés durant la guerre d’Algérie, c’étaient eux !

A une centaine de mètres de là, encadrés de drapeaux communistes et algérien, toute honte bue, une centaine de braillards hurlaient leur désapprobation et leur haine de la France. En dépit des décibels de leur sono éructant un fiel nauséabond, à aucun moment ils ne furent en mesure de perturber le bon déroulement de la cérémonie que les filles du Commandant de Saint-Marc, par la dignité et la qualité de leurs témoignages, avaient  placé sur orbite. Pointant du doigt les agitateurs, Robert MENARD s’écria :

« Je le dis à l’adresse de ceux qui s’agitent là-bas, plein d’une haine titubante, enveloppés dans de vieux mensonges qui s’effilochent : Le communisme est mort et ses derniers militants sont des spectres errant dans le dédale de leur rancœur et de leur ignorance. Ils ont voulu hier l’Algérie algérienne, ils ne veulent pas aujourd’hui de la France française. La traîtrise est leur patrie. Nos victoires leur châtiment. »

A cet instant nous crûmes revivre cet épisode de la Révolution française quand dans un discours qui marqua l’Histoire, Alphonse de Lamartine s’était opposé, le 25 février 1848, à l’Hôte-de-Ville de Paris, à ceux qui ne voulaient pas du drapeau tricolore :

« Le drapeau rouge que vous nous rapportez n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! »

Dans un silence religieux que les cris d’orfraie n’arrivaient pas à perturber, Robert Menard poursuivit :

« Faut-il le redire aux révisionnistes de tout poil, la présence française en Algérie, ce sont des ports, des aéroports, des routes, des écoles, des hôpitaux. Ce sont des marais asséchés, des maladies éradiquées. Mais aussi du soleil sur la peau, des éclats de rire sur les plages, des filles à la peau suave, un ciel comme il n’en existe nulle part ailleurs. L’Algérie, disait ma mère, c’est notre paradis à nous, ce paradis qu’on nous a enlevé, ce paradis qui hante, toujours, plus de cinquante ans plus tard, nos cœurs et nos mémoires. Après nous avoir pris notre pays, certains voudraient maintenant nous priver de nos souvenirs. Et nous faire croire que les combats ont cessé le jour où des traîtres signaient un cessez-le-feu qui n’était rien d’autre qu’un lâche abandon, un vil renoncement. Demandez aux Algérois de la rue d’Isly ! Demandez aux Oranais du 5 juillet ! Demandez aux milliers, aux dizaines de milliers de harkis ! Demandez à nos martyrs ! Demandez-leur ce que furent les jours, les semaines, les mois qui ont suivi cette véritable capitulation ! On voudrait les faire disparaître une seconde fois ! On voudrait les oublier, les nier. »

L’émotion, la colère et la foi précipitaient ses petites phrases qui arrachaient des larmes à l’assistance. Puis il lança son Credo :

« Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé- rie fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. Dire non à cette France multiculturelle qu’on nous impose. Mais dire oui à une France fière d’elle-même, de son histoire, de ses racines judéo-chrétiennes. Cette France que pieds- noirs et harkis ont admirablement incarnée, cette France pour laquelle un Hélie de Saint Marc s’est battu pendant la résistance, en Indochine et en Algérie. Cette France que nous voulons transmettre, intacte, à nos enfants.  Alors, pour Hélie de Saint Marc, pour tous ceux qui sont morts en Algérie, persuadés que nous étions en France, que nous nous battions pour la France, pour tous ceux qui l’ont quittée, définitivement orphelins d’une partie d’eux-mêmes, je voudrais avant que nous entonnions « Le chant des Africains », je voudrais, en votre nom à tous, je le sais, dire, redire, répéter ce qui est notre viatique, notre credo, notre passé et, je l’espère, notre avenir : « Vive la France », « Vive la France française ! ».

     Un tonnerre d’applaudissements lui succéda et des cris de soutien et d’espérance fusèrent de la foule.

     Alors, les premières notes du « chant des Africains » s’égrenèrent et des milliers de voix la relayèrent. Des chœurs incohérents flottèrent au-dessus des têtes comme des oriflammes balancés par le vent et de la clameur émue et transcendée, s’élevait, poignant, superbe, l’hymne des Africains qui élève les héros jusqu’au cœur des dieux et les transmute en forces universelles gravées dans le pathétique comme une prière cadencée par un rythme solennel.

     Comme sur des ailes, portées par ces larges voix, il semblait que les âmes de tous ceux qui avaient payé de leur vie la rançon de cette guerre, quittaient leur tertre et s’élevaient jusqu’à Dieu, jusqu’à l’immortel esprit des choses.

     Un symbole, voilà ce qui demeurera… et des souvenirs plein les yeux. En quittant ces lieux, nous savions qu’ils resteraient à jamais vivants dans notre mémoire, que les vagues avec le temps murmureraient longtemps autour de ces souvenirs-là. Dans les tempêtes elles bondiraient comme pour venir lécher leurs pieds, ou les matins de printemps, quand les voiles blanches se déploieraient et que l’hirondelle arriverait d’au-delà des mers, longues et douces, elles leur apporteraient la volupté mélancolique des horizons et la caresse des larges brises. Et les jours ainsi s’écoulant, pendant que les flots de la grève natale iraient se balançant toujours entre leur berceau et leur tombeau, le cœur d’Elie Denoix de Saint-Marc, celui de ses fidèles soldats, de ces milliers de martyrs devenu froid, lentement, s’éparpillerait dans le néant, au rythme sans fin de cette musique éternelle.



                                                                                       José CASTANO

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Message le Jeu 19 Mar 2015 - 18:20 par AMARANTE

un texte du point .
pour info de ce que les journalistes sont capables de faire , et de ne pas faire ....... !

Fichiers joints
150319 EDITO DU POINT SUR HELIE-DE-SAINT-MARC.pdf Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.(1.2 Mo) Téléchargé 22 fois

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Message le Jeu 19 Mar 2015 - 18:41 par pierre marie

ce gisberg est une ignoble pourriture qui ne merite que du plomb

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Message le Jeu 19 Mar 2015 - 19:03 par Lothy

Le Commandant en a vu d'autres....

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