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La Mémoire Parachutiste Militaire est importante, Merci de participer en postant des sujets ou en répondant à ceux existants. Nos Régiments actuels et les Militaires d'Aujourd'hui ne le sont pas moins, "les camps parachutistes" donne la parole aux deux.
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un 23 février au 18eme RCP en Algérie

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22022016

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un 23 février au 18eme RCP en Algérie




LE 23 fevrier1958,sur les pentes du djebel Guéddelane, à 15 km au sud de Batna, les paras du 18° ont livré aux rebelles un combat sans merci.

La bande décelée par l’aviation fut encerclée par les troupes héliportées du 7° régiment de tirailleurs Algériens et le 18° régiments de chasseurs parachutistes.

Ces deux unités étaient soutenues par des éléments du 1/22° R.T.A., du 3/94°R.I , du 3/8°HUSSARDS, des G.M.P.R 12 et 44 et du régiment d’artillerie coloniale Marocain.

Le récit que nous reproduisons ici, donne une idée du furieux combat mené par le 18° R.C.P.

Un coup de fusil, des claquements de mitraillettes répercutés par les rochets de la falaise. Une équipe déborde à toute vitesse sur la droite. Une pièce répond rageusement.
La section de l’aspirant Spinelli, de la 4° compagnie est au contact. Il est 10h30. le 18°RCP va vivre son plus beau combat.

Pourtant combien de fois a-t-il déjà vécu les préliminaires d’une opération, l’attente sur l’aire d’embarquement, la formation des sticks, les derniers conseils avant l’envol ?.

Un regard sur le terrain, la forêt dense parée de falaises rocheuses est coupée d’oueds encaissés. Les pistes enlacées vers les groupes de mechtas et enfin le sol qui se rapproche, ce sol émaillé d’incidents visibles. Il n’est pas toujours commode de sauter d’hélicoptère avec un 57 sans recul ou un A.M-GRC9.

Les compagnies, débarquées par hélicoptère, se dirigent vers les bases de bouclage par section,éclairées par les voltigeurs de pointe.

Dés le début, la section de Guittard, de la 2° compagnie, débusque un guetteur. Celui-ci lâche un coup de fusil de chasse et se sauve poursuivi par une équipe de voltigeurs.

Les mains se crispent sur les détentes, les esprits se décontractent. ils sont là. A nous de jouer !

   Au sortir d’une petite ligne de crête, en effet la fusillade se fait plus dense. Des rafales de P.M. des coups de fusil partent des buissons épais.

   La section de Guittard flaire, cherche et tâtonne, tandis que les sections de Didiot à droite et de Renouvel à gauche, essaient un débordement rapide.

   L’une comme l’autre se heurtent à une résistance organisée. Sur une autre face du bouclage, dans un fond de l’oued, la 4° compagnie et un commando de tirailleurs se trouvent au contact délimitent la ligne rebelle et maintiennent un barrage serré pour empêcher la fuite des hors- la loi.

  Le toubib se porte avec ses infirmiers vers la 2° compagnie pour secourir les premiers blessés, constituent une équipe de brancardage qui va vivre des instants d’émotion pendant l’exécution de la mission.
En effet,dirigée par le sous-lieutenant Dial,elle se heurte plusieurs fois à des tireurs isolés avant d’atteindre l’aire d’hélicoptères pour l’évacuation.

  Pendant ce temps la 3° compagnie trépigne, attend l’engagement et signale plusieurs fois qu’elle est prête à l’ action. Tous connaissent le déboulé de cette unité et chacun tremble pour les rebelles en face qui vont la recevoir.La 3°compagnie est en ligne sur la petite crête qui domine l’étroit périmètre
où se retranchent les rebelles.

Les chefs de sections, suivent du regard le capitaine Flaba qui prend les ordres auprès du Colonel de Sarrazin qui a installé son P.C .au plus prés des rebelles pour se rendre compte de la situation.

   Un hurlement du capitaine auquel répondent les hurlements des chefs de sections et la compagnie entière se trouve enlevée dans un assaut irrésistible.

 Les rebelles tirent à bout portant de toutes leurs armes. Paras et rebelles sont imbriqués dans un corps-à-corps  qui se déplace irrésistiblement pour resserrer l’étau.

 Des gars tombes, aussitôt secourus par un camarade. La bataille atteint son paroxysme devant l’emplacement d’un fusil mitrailleur rebelle. Le lieutenant adjoint tombe mortellement frappé. Son équipe se rue sur l’arme automatique. Le chef Brouta réduit une résistance sur la gauche avant de tomber à son tour.

 L’aspirant Lagarde enlève un blockhaus de pierres et tombe aussi. Tandis que l’adjudant Dehautt Poursuit pendant 150 mètres un groupe de rebelles qu’il détruit avec les quatre paras qui le suivent.

Il retrouvera ses vêtements déchirés par des impactes bien qu’il ne soit pas blessé. A la hauteur de la 3°, la 2° a bondi à son tour, abattant tout ce qui se trouve devant elle. Au passage le caporal-chef Converset récupère sur un cadavre la veste aux galons étoilés d’un chef de bande.
Au moment où elle s’apprêtait à bondir la section de Didiot reçoit l’assaut d’une trentaine de rebelles.
De toutes ses armes elle en abat dix, la 2° compagnie atteint enfin le revers de la positionrebelle,en tendant la main au bouclage opposé.

Il faut maintenant récupérer nos morts et nos blessés ; remettre de l’ordre dans le dispositif. La nuit tombe. Une mission luciole éclaire la position rebelle où en quelques heures de combat, le 18° R.C.P a confirmé qu’il faisait parti des meilleurs régiments aéroportés de la 25° D.P.

Perte du régiment : 20 tués et 31 blessés.

(Article paru dans le journal « le bled  » en mars 1958 - J.P GARGUILO )

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un 23 février au 18eme RCP en Algérie :: Commentaires

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Message le Lun 22 Fév 2016 - 23:43 par vieux treillis

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Message le Sam 7 Avr 2018 - 9:03 par Imerzoukene

Bonjour j'aimerais bien avoir plus d'informations sur cette date 23 février 1958 merci

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Message le Sam 7 Avr 2018 - 9:26 par AMARANTE

Bonjour
avez vous un rapport ou êtes vous l'adjudant de gendarmerie qui commandait ce jour là ?

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Message le Sam 7 Avr 2018 - 10:15 par Imerzoukene

Bonjour
je suis son neveu. Adjudant Imerzoukene et mort le jour de la bataille

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Message le Sam 7 Avr 2018 - 22:12 par Imerzoukene

Je laisse mon mail si quelqu'un peut m'aider. à connaître plus sur cette date du 23 février. Ou sur l'adjudant Imerzoukene
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Merci

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