Général Jeannou LACAZE

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Aller en bas

05122011

Message 

Général Jeannou LACAZE




Général Jeannou LACAZE
Fils d'une Annamite d'origine chinoise et d'un fonctionnaire colonial, Jeannou Lacaze, qui est né le 11 février 1924 à Hué au Vietnam, doit son prénom à une erreur d'état-civil. Il est rapatrié très jeune dans la région bordelaise, pour suivre son père, rappelé en métropole.



Révolté par la défaite de juin 1940, il décide très tôt d'embrasser la carrière militaire pour servir la nation. Après avoir appartenu à un maquis de résistants, il est affecté en 1944 au 78ème régiment d'infanterie, avec le grade d'aspirant. Puis il intègre Saint-Cyr et choisit la Légion étrangère où il se révèle un chef atypique, impressionnant et charismatique. Grièvement blessé en 1948 en Indochine, où il a espéré retrouver sa mère, puis volontaire pour un deuxième séjour de1949 à 1951, il sert ensuite notamment au Maroc puis en Algérie.

En 1969, chef de corps du 2ème Régiment Etranger de Parachutistes (REP), il conduit celui-ci au Tchad lors de l'intervention française. Deux ans plus tard, Jeannou Lacaze devient directeur du secteur "recherches" au Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage (SDECE), devenu Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) en 1982. Il est le premier officier des services secrets à obtenir les étoiles de général.

En 1978, le 2e REP, qui fait partie de la 11eme division de parachutistes qu'il commande, est choisi par le président Giscard d’Estaing pour sauter sur Kolwezi au Zaïre et évacuer les étrangers après l'invasion de la ville par les ex-gendarmes katangais.
Nommé chef d'Etat-major des armées en 1981, il est maintenu à son poste après l'élection de François Mitterrand. Atteint par la limite d'âge en 1985, il se voit confier un poste, créé spécialement pour lui, de conseiller spécial du ministre de la Défense pour les relations militaires avec les pays africains. Devenu député européen, il siègera jusqu'en 1994.



Grand officier de la Légion d’Honneur et de l'Ordre National du mérite, le général Jeannou Lacaze a été cité six fois dont une à l'ordre de l'armée.
Il est également titulaire des décorations suivantes :
• Croix de guerre des Théâtres d’Opération Extérieures
• Croix de la valeur militaire
• Médaille coloniale Extrême Orient
• Médaille commémorative Extrême Orient
• Médaille commémorative AFN
• Médaille d'Outre Mer avec agrafe Liban
• Médaille d'Outre Mer avec agrafe Tchad.
Jeannou Lacaze est par ailleurs l'auteur du livre paru en 1991, " Le président et le champignon", où il expose sa conception de la défense de la France, après la chute du communisme.
Le général Jeannou Lacaze, ancien chef d'état-major des armées, surnommé le "Sphinx" pour sa réserve légendaire et son caractère énigmatique, est décédé en  août 2005 à l'âge de 81 ans.

_________________
jamais je ne renierai les miens
avatar
rangers
MODERATEUR
MODERATEUR

Messages : 480
Points : 27987
Date d'inscription : 28/10/2011

Revenir en haut Aller en bas

- Sujets similaires
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

Général Jeannou LACAZE :: Commentaires

avatar

Message le Lun 5 Déc 2011 - 19:05 par Arcimboldo_56


On l'appelait Le Sphinx, n'est-ce pas ! Cool

Bonne soirée

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Lun 5 Déc 2011 - 19:10 par ezin

oui on l'appelait ainsi pour sa réserve légendaire et son caractère énigmatique.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Lun 5 Déc 2011 - 23:36 par Lothy

Une réserve qu'il oubliait parfois, comme lors de cette journée de juillet 1981, où l'Armée s'était installée sur la Pelouse de Reuilly (aux portes de Paris)....

Il circulait parmi la foule et n'hésita pas à répondre à des enfants qui le questionnaient... Le mien faisait partie du lot....

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 14 Avr 2018 - 22:17 par snop.

mais ................ aussi , en 1992 .


A 68 ans, Jeannou Lacaze, ancien chef d'état-major des armées sous Giscard, puis Mitterrand, part en campagne. Mais que cherche donc ce franc-tireur"
Le cheveu lisse, le regard droit, la rosette bien en place, il en appelle à une autre idée de la France. Prétend ne ressembler à personne. Et s'offre, en grand format, au regard du pays. Il pose en civil, mais signe en affichant son grade: le général Lacaze est en campagne.
Le voilà partout, placardé en 1 200 exemplaires. «L'échéance des législatives est proche, explique-t-il, dans son bureau à dominante bleu drapeau de l'avenue Hoche. Et j'ai l'intention, dans le cadre de l'Union des indépendants, que j'ai créée il y a dix-huit mois, d'asseoir mon mouvement. Y compris en obtenant un siège.»

La proclamation si tonitruante d'une ambition personnelle contraste fort avec la réserve à laquelle il avait habitué les Français. En raison de son mutisme, Jeannou Lacaze, 68 ans, général d'armée, avait gagné, au cours de sa carrière dans la haute hiérarchie militaire, le surnom de Sphinx. Ancien résistant, élève de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, il occupa la fonction de n° 2 au Sdece de 1971 à 1976. Puis réussit l'exploit, après avoir été nommé chef d'état-major des armées par Giscard d'Estaing, en janvier 1981, d'être confirmé dans ce poste par François Mitterrand.

Curieux homme. L'allure un peu guindée, les mains soigneusement croisées, il confesse d'une voix monocorde des failles intimes: un prénom dû à une erreur de l'état civil; une mère, Annamite d'origine chinoise, quittée à l'âge de 5 ans et qu'il n'a jamais revue; une soeur retrouvée par hasard, il y a quelque temps, du côté d'Hawaii. Le général écrit ses Mémoires, reconnaît le Vietnam dans les romans de Duras, apprend le golf à Deauville et fait le jeune papa auprès d'une petite Anna de 18 mois. Une mue, en quelque sorte.

Mais comment l'énigmatique Jeannou s'est-il découvert une vocation politique? A l'entendre, ses activités dans les services secrets l'ont bien préparé à la scène publique: «J'ai vu à quel point on pouvait agir différemment quand on connaît le dessous des cartes.» Le général Lacaze attendra pourtant un appel de Giscard pour franchir le pas. En 1989, l'ex-président de la République, conscient des problèmes dans l'armée et de l'attirance d'une partie des militaires pour le Front national, aurait, par sondage, cherché le Bigeard des années 80. Raisonnement: si on ajoute aux 600 000 soldats (actifs et appelés) les familles et les retraités, cela fait un potentiel de 2,5 millions de personnes. Résultat: l'homme de la situation, c'est Lacaze. Voilà donc comment le Sphinx se retrouvera député européen sur la liste Giscard.

Apparemment, Yvon Briant, le défunt président du Centre national des indépendants, avait fait le même calcul. En août 1989, Lacaze accepte de rejoindre le CNI. Pas longtemps. De querelles en malentendus, le général, qui se voyait leader et non pas assis sur un strapontin d'honneur, traverse le mouvement à la vitesse d'une météorite et claque la porte, en juillet 1990. Il commente avec humour: «J'y avais trouvé une organisation très monolithique et hiérarchisée. Ça me rappelait désagréablement des situations précédentes.»
Le général découvre donc qu'il est courtisé, qu'il a du poids, et il constate, ces dernières années, «un rejet profond de la politique traditionnelle». Paradoxe, il se pose donc en acteur de la société civile. «Un homme neuf, un homme propre», commente son entourage. Olivier Berman, directeur de la société de communication Together et responsable de sa campagne, explique, admiratif: «On n'a rien créé, on l'a juste révélé. Il fallait lancer la locomotive d'un mouvement peu connu.»

Problème subsidiaire: où un homme pas encore bien situé sur la scène politique et leader d'un tout petit mouvement peut-il dénicher 2 millions de francs pour sa campagne? Cherchez du côté de Charles Pasqua, suggèrent certains. Certes, les deux hommes sont amis et ils se sont trouvés en phase pour dire non à Maastricht. Mais Pasqua n'a pas le pouvoir de distribuer des investitures au nom du RPR.
D'autres rappellent perfidement que le général fut conseiller officiel auprès de certains chefs d'Etat africains et qu'il pourrait avoir trouvé là de solides sponsors. Lacaze confirme, à l'aise, qu'il fut chargé de certaines missions d'audit, par exemple auprès du président zaïrois Mobutu, en 1988, pour la réforme de son armée, ou auprès d'Houphouët-Boigny. «J'étais alors conseiller du ministre. J'ai eu l'accord officiel de Mitterrrand et celui de Chirac.»

Non. La vérité est que, comme en d'autres temps Michel Jobert, le général est un peu ailleurs. «Je ne m'intègre pas dans un camembert, dit-il. Même si certains me voient à la gauche du FN et à la droite du RPR.» Françoise Bernard, proche du général, chef du cabinet d'Edouard Frédéric-Dupont, maire du VIIe arrondissement, l'atteste pourtant: «L'UDI est la passerelle qui évitera une hémorragie vers l'extrême droite. Nous voulons piquer des voix à Le Pen en séduisant les militaires.» Ce qui fait sourire Bruno Megret, du FN: «Le général est sympathique. Ses idées politiques sont proches des nôtres. Mais sa démarche n'est pas très réaliste.»

La classe politique ne prendrait-elle pas le général au sérieux ? Un élu européen de l'UDF s'interroge: «On peut se demander s'il a vraiment compris les règles du jeu.» Quant à Jean-Antoine Giansily, successeur d'Yvon Briant à la présidence du CNI, il affirme: «Il fait une erreur d'orientation professionnelle. Le général rendrait service à la France en ne s'occupant plus de politique.»

Impossible de faire dire à Jeannou Lacaze où il sera candidat. Il aurait bien aimé la 3e circonscription de Paris, celle d'Edouard Frédéric-Dupont. Las! dans ce siège en or, le maire de Paris devrait asseoir son directeur de cabinet, Michel Roussin.

Alors le Sphinx attend. Optimiste. N'a-t-il pas été cité, récemment, comme possible ministre de la Défense, dans l'hypothèse d'un gouvernement Balladur ?
«J'ai derrière moi une présence d'une quarantaine d'années dans la Défense. Et je suis l'un des premiers cohabitationnistes.»

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum