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un 07 décembre

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07122011

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un 07 décembre





7 décembre 1936
Disparition de Jean MERMOZ à bord de son hydravion la Croix du Sud au large des côtes africaines.
Parti du Sénégal il devait rallier le Brésil.

« Coupons moteur arrière droit… » 7 décembre 1936. La Croix-du-Sud a déjaugé de Dakar peu avant 7 heures. L’hydravion doit rejoindre Natal, au Brésil. Aux commandes, Jean Mermoz. Auprès de lui, le second pilote, Alexandre Pichodou, que Mermoz est allé réveiller quelques heures plus tôt dans les bras de sa femme. Il a pris au pied levé la place d’un pilote moins expérimenté. Mermoz voulait un “ancien” à ses côtés et Pichodou compte trente-huit traversées. Le reste de l’équipage est aussi chevronné : le chef mécanicien, Jean Lavidalie, le navigateur, Henri Ezan, et le radiotélégraphiste, Edgar Cruveilher, qui transmet régulièrement le traditionnel TVB : “tout va bien”. À 10h40 GMT, Cruveilher transmet à Dakar le point de la Croix-du-Sud : 11° 08’ de latitude nord et 22° 40’ de longitude ouest. Puis, sept minutes plus tard, l’angoissant message : « Coupons moteur arrière droit… » Le silence qui suit ne sera jamais brisé.
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un 07 décembre :: Commentaires

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Message le Mer 7 Déc 2011 - 7:33 par cadran

Dès que l’on évoque l’histoire de l’aviation, il est de suite un nom qui s’impose à notre mémoire, et qui est celui de Jean Mermoz. Son nom est bien sûr associé à son avion la « Croix-du-Sud ». Comme le dit Maurice Rossi, un autre as de l’aviation qui fréquenta l’Ecole Centrale de TSF :
« Mermoz était invinciblement attiré par l’appel du Sud. Quelque chose semblait lui dire que sa voie était déjà tracée au-dessus de l’océan Atlantique et qu’il appartenait à lui seul de donner à la France cette route impériale. » En effet c’est bien à lui que devait revenir l’ouverture de cette ligne postale de l’Atlantique Sud pour le compte de l’Aéropostale.

La date du 12 Mai 1930 est à marquer d’une croix. Ce jour là, en compagnie du navigateur Jean Dabry et du radio navigant Léopold Gimié, du fleuve Sénégal à Saint-Louis, il fait décoller son avion, le « Comte-de-La-Vaux ». C’est un monomoteur terrestre Latécoère 28-3 transformé en hydravion par l’adjonction d’une paire de flotteurs. Il a à son bord 130 kilos de courrier. Un peu plus de 19 heures plus tard il se pose à Natal au Brésil dans le plus grand anonymat alors qu’il venait de battre le record de distance en ligne pour hydravion avec 3 200 km malgré une météo capricieuse. Durant ce vol le rôle du radio eut son importance pour guider l’avion sur la bonne route. Le « Comte-de-La-Vaux » est équipé d’appareils modernes Radio LL.

Tout au long de cette traversée Léopold Gimié reçoit des relèvements par triangulation de neuf stations terrestres et bateaux émetteurs mis en place pour sécuriser la ligne. Il existe en particulier une station implantée sur l’île Fernando de Noronha au large de Natal. Cette station, qui suivra les vols de Mermoz durant tous ses essais, servira de prétexte au film « S.O.S. Noronha » de Georges Rouquier. Réalisé en 1957, le film a pour vedette Jean Marais dans le rôle du chef de la station. 1931, la Compagnie Générale Aéropostale est en liquidation et l’Etat ne fait rien pour la sauver. Deux ans plus tard le gouvernement procède au regroupement des différentes compagnies d’aviation pour former Air-France.

On y retrouve Mermoz ainsi que bien d’autres anciens de la Ligne. Durant cette année 1933, Mermoz effectue de nombreux vols d’essais sur cette même ligne dans le but de qualifier le nouvel avion de René Couzinet, un Couzinet 70, baptisé « Arc-en-Ciel 3 ». Le 28 Mai 1934 c’est enfin le départ de Saint-Louis-du-Sénégal en direction de Natal avec le courrier arrivé de France. Le radio est toujours Léopold Gimié. Durant le vol il reçoit un message sur ondes courtes depuis Toulouse lui annonçant que Codos et Rossi sont en route pour une liaison Paris Le Bourget – San Francisco. Grand moment de joie pour l’équipage de « l’Arc-en-Ciel ».

En Octobre 1934 après un dernier vol de qualification et un retour triomphal au Bourget avec Mermoz à son bord, Air-France peut enfin démarrer l’exploitation commerciale de cet appareil sur l’Atlantique Sud. 1935 : Mermoz est inspecteur général à Air-France. Pour le transport du courrier, Mermoz se prononce définitivement en faveur de l’avion, car beaucoup plus rapide que l’hydravion. Légèreté, simplicité et rusticité sont les facteurs d’efficacité pour une ligne aéropostale. Pour lui l’hydravion ne doit être réservé qu’au transport de passagers à qui l’on doit offrir confort, sécurité au prix d’un poids en vol élevé et d’une vitesse moins importante.

Ceci étant c’est sur un hydravion qu’on le retrouve pour ses nouvelles traversées sur l’Atlantique Sud aux commandes d’un Latécoère 300 baptisé du nom de « Croix-du-Sud ». Entre 1934 et 1936 il effectue 24 traversées à bord de cet hydravion équipé de quatre moteurs en tandem et d’une coque à nageoires. Le 7 Décembre 1936, Mermoz arrive à Dakar à bord d’un Dewoitine avec dans ses soutes le courrier de la 72ème liaison aéropostale France – Amérique du Sud. Il doit repartir sur la « Croix-du-Sud » pour Natal. Son équipage est constitué d’Alexandre Pichodou, pilote, Jean Lavidalie, mécanicien navigant, Henri Hezan, navigateur, et Edgar Cruveilher, radio navigant.

Peu avant 4 heures du matin l’équipage décolle à bord de l’hydravion. Mais après quelques heures de vol l’appareil revient à la base en raison de problèmes sur une hélice à pas variable. A 6 heures 52 la « Croix-du-Sud » prend à nouveau son envol. Le mécanicien suit de près le comportement des moteurs, surtout le moteur arrière droit qui avait causé des soucis. Pendant ce temps, Cruveilher émet ses messages réglementaires. 10 heures 45 : Hezan donne les coordonnées de l’appareil « 11° 8’ latitude nord ; 22° 40’ longitude ouest. » Soudain l’appareil se met à vibrer. Mermoz donne l’ordre de stopper le moteur arrière droit. Cruveilher commence à émettre au moment où le brutal accident se produit.

Il n’a pas le temps de transmettre l’intégralité de son message. Probablement que l’appareil en touchant l’eau a eu son antenne d’émission arrachée, interrompant ainsi la phrase de Cruveilher. Il est 10 heures 47 : « Coupons moteur arrière droit … » Depuis c’est le silence. Celui que l’on appelle l’Archange vient d’être englouti dans les flots à 800 km des côtes d’Afrique. On ne retrouvera jamais les corps des membres de cet équipage ni aucune trace de l’appareil.

Dans le journal Les Ailes, Jean Romeyer rend un hommage émouvant à Jean Mermoz en disant de lui : « De ses exploits et de cette vie qui étaient en accord magnifique, avait grandi un Mermoz que le Peuple de France vénérait, un de ces hommes qui se fut donnés comme guides, lui qui n’avait plus confiance dans les chefs qu’on lui avait donnés, une figure de légende où se mêlent le reflet d’une âme haute et humble à la fois, la joie de vivre et le mépris de la vie. »

L’ensemble de l’équipage sera recevra les citations de l’Ordre de la Nation. Ainsi Edgar Cruveilher fut cité en ces termes : « Radiotélégraphiste de la Compagnie Air-France. Radio Navigant d’un rare mérite, servait avec passion et avait au plus haut degré, avec le goût de la lutte et du risque, la foi en son métier. Après avoir mis dans l’Aviation son intelligence, son cœur et toute sa volonté, lui a donné la vie. Porté disparu avec l’Equipage de « La Croix-du-Sud ». Quatre mille quatre cents heures de vol. »

Edgar Cruveilher a été professeur de lecture au son à l’école du temps de la rue de la Verrerie. Il eut pour élève des radios aussi célèbres qu’André Brun, qui deviendra commandant de bord, et Lucien Tauzié. Tous les deux se retrouveront en 1935 à Air Bleu en tant que radios navigants.

source J.J WANEGUE

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Message le Mer 7 Déc 2011 - 10:34 par Lothy


Jean MERMOZ, l'Archange

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Message le Jeu 8 Déc 2011 - 1:29 par Invité

Mermoz et son célébre "Croix du Sud"....

Nul ne peut oublier celui qui donna à l'Aéropostale, à l'aviation en général, ses lettres de noblesse, même si d'autes acteurs moins emblématiques firent beaucoup et payèrent parfois le prix fort....

Mermoz c'est l'aventure à l'état pur...

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