lieutenant Roger DEGUELDRE

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Aller en bas

10122011

Message 

lieutenant Roger DEGUELDRE




« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » – R.D –


Montage Photo SF

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que de Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur ! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.

« Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres. Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.

L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.

Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin. L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.

Exaspéré par cette situation – unique dans les annales de l’exécution – le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait.

A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels ; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.

Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.

Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.

Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.

C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien. Et nous nous devons de ne jamais oublier son ultime message adressé au petit peuple d’Algérie : « Si je ne suis pas de leur race, ni né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours ! »

Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton. Décidément, le crime était profondément enraciné !…

José CASTANO
avatar
GG
Invité


Revenir en haut Aller en bas

- Sujets similaires
Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

lieutenant Roger DEGUELDRE :: Commentaires

avatar

Message le Sam 10 Déc 2011 - 16:11 par Invité

Un des faits les plus abjects de nos politiques de l'époque.... De la barbarie à l'état pure.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 11 Déc 2011 - 0:56 par GD

oui, mais c'est aussi le résultat de la politique menée depuis la guerre d'Indochine envers l'Armée.
l'abandon de populations et par conséquent condamnées, la parole donnée puis reprise, le double jeu du pouvoir
qui pendant qu'il négociait en coulisse avec le FLN continuait d'envoyer les militaires au combat a conduit à la révolte .

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Jeu 12 Avr 2018 - 18:57 par LUDO

Roger Hercule Gustave Degueldre est né le 19 mai 1925, chemin d’Hautmont à Louvroil dans le département du Nord.
Son père, Gustave Louis Degueldre, était né le 1er novembre 1886 à Maubeuge et déclarait exercer, au moment de la naissance de son fils, la profession de domestique.



Sa mère, née Juliette Sidonie Leton, sans profession, était née le 19 novembre 1884 à Hautmont (Nord) (1). Il est élève à l’école communale jusqu’à l’âge de douze ans, obtient son certificat d’études, puis poursuit son cursus scolaire au collège secondaire de Maubeuge, à 4 km de Louvroil.

En mai 1940, lors de l’offensive allemande, la famille Degueldre est évacuée vers les Pyrénées Orientales. De là, Roger Degueldre aurait tenté de rejoindre la France Libre naissante en franchissant en fraude la frontière espagnole.
Arrêté par les Espagnols, il est refoulé en France.

En 1943, il remonte dans le Nord (2) et participe à la Résistance, guidé par l’abbé Jean de Béco (qui ne lui en voulait pas de ne pas avoir fait sa communion), aux côtés des F.T.P. de Roger Pannequin, le « commandant Marc » des FTP du Pas de Calais (3). Plusieurs de ses camarades ayant été pris
et l’un d’eux fusillé, sur les conseils de l’abbé, il disparaît et se retrouve à Paris, au 33 rue Championnet, où habitait sa sœur (4).

Le 28 septembre 1944, Roger Degueldre s’engage au titre de l’infanterie motorisée à l’I.M. de Paris (5). Le 1er octobre 1944, la 10ème Division d’Infanterie, dite « Division de Paris » est reconstituée en région parisienne et placée sous les ordres du général Billotte. Elle comprendra plusieurs régiments d’infanterie, dont certains (les 5ème R.I., 24ème R.I., 43ème R.I.) créés en région parisienne et d’autres en provenance de différentes régions de France, ceci à partir d’éléments F.F.I. de toutes origines (F.T.P. , A.S. O.R.A.). La 10ème D.I. est sur le front des Vosges en janvier 1945 et participe à la réduction de la poche de Colmar du 20 janvier au 9 février 1945.

Ultérieurement, elle sera positionnée autour de la poche de Royan avant de monter la garde au Rhin et d’occuper le pays de Bade (6).
Le 21 avril 1945, n’ayant point encore atteint ses 20 ans, Roger Degueldre, sergent à la 10ème D.I., épouse à Hautmont, devant le président de la délégation municipale Emile Wallez, avec l’autorisation du «chef de bataillon, commandant le quartier général», Andrée Sidonie Baeskens, sans profession, née à Hautmont le 10 juin 1924.
Il s’agit sans doute d’un mariage arrangé. Le père de Roger Degueldre déclare alors qu’il exerce une profession de manœuvre(7). A partir de cette date, il existe un trou dans la biographie de Roger Degueldre.

Il aurait très vite rejoint une maîtresse à Paris et l’aurait quittée aussi vite .
Le 20 septembre 1945, date courant du 11 septembre, il s’engage dans la légion étrangère à Marseille sous le nom, semble-t-il de Roger Legueldre ou Legueloze, né le 18 septembre 1925 à Gruyère (Suisse), étudiant en médecine.
Omis du recensement de la classe 45, il est recensé ultérieurement avec la classe 51 ; Sa situation est régularisée par décision ministérielle n°
209872/DN/G/PM/7Ae du 28 décembre 1955 aux termes de laquelle, il reprend son identité réelle (9). Entre temps, Roger Degueldre se retouve en Indochine au 1er Régiment Etranger de Cavalerie.

Après un an de service, il est maréchal des logis ; il est promu maréchal des logis chef après trois ans de service. Le 21 janvier 1950, le 2ème escadron du 1er R.E.C., équipé de « crabes », ces engins amphibies adaptés aux terrains mixtes, et commandé par le capitaine de Blignières, est accroché sur le giong Ngo Hac, dans la province de Tra Vinh dans le delta du Mékong.
Roger Degueldre va chercher sous le feu de l’ennemi le capitaine de Blignières et le sous-lieutenant Boutôt et les ramène à l’abri d’un « crabe »accidenté.
Il est décoré de la médaille militaire par le général commandant supérieur du territoire (10).

Après la fin des combats d’Indochine, dont il revient avec le grade d’adjudant et une croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures avec sept
citations (une palme, deux étoiles de vermeil, deux étoiles d’argent et deux étoiles de bronze), Roger Degueldre obtient son brevet de Parachutiste et est muté au 1er Bataillon Etranger de Parachutistes qui deviendra le 1er Régiment Etranger de Parachutistes.

Il participe à tous les combats du régiment. Il y sert sous les ordres du colonel Brothier, puis du colonel Jeanpierre. Il est à Suez en novembre 1956. Il participe à la bataille d’Alger en 1957. En janvier 1958, il est nommé au grade de sous-lieutenant à Guelma et participe à la bataille des frontières dans l’Est-Constantinois.
Titulaire de la croix de la valeur militaire avec une palme, il est fait chevalier de la légion d’honneur le 26 septembre 1958. Il est promu lieutenant en décembre 1959.
En janvier 1960, pendant la « Semaine des Barricades », il est à Alger avec son régiment commandé par le colonel Dufour. Entre temps, il divorce de sa
première femme, le 22 décembre 1959, et épouse, le 4 juin 1960, Henriette Marguerite Leroux, son témoin étant René Coatalem, capitaine au 1er R.E.P (11). Intensément engagé dans la défense de l’Algérie française et convaincu qu’il faut pour cela lutter l’arme à la main, il est muté, au début de 1961, au 4ème R.E.I. qu’il ne rejoint pas.

Désormais dans la clandestinité, en Algérie et en métropole, il se prépare pour les actions futures. Au moment du coup d’Alger, du 22 au 25 avril 1961, il est prêt à brûler les vaisseaux en liquidant quelques-uns des prisonniers des généraux : le général Gambiez, le délégué général Morin. Le colonel Godard
s’y oppose ; Roger Degueldre replonge dans la clandestinité. Lorsque l’OAS s’organise à Alger après l’échec du coup d’Alger, Roger Degueldre y tient un rôle prépondérant à l’O.R.O.
Il y est chef des commandos Delta qu’il a créés et qui exécutent des attentats ciblés et spectaculaires contre des biens et des personnes : policiers officiels
et parallèles (barbouzes) en particulier.
En fait, c’est lui qui donne à l’OAS d’Alger son poids et son influence. Il tient le serment qu’il a fait et que d’autres ont aussi fait : «Faîtes bien attention. Vous
affirmez que rien ne vous empêchera de garder l’Algérie à la France. J’ai prêté ce serment avec vous. Mais sachez bien qu’en ce qui me concerne, il sera respecté. J’irai jusqu’au bout ».

Reconnu par un lieutenant de gardes mobiles, Roger Degueldre est arrêté le 7 avril 1962 à Alger. Condamné à mort par la Cour Militaire de Justice le 28 juin 1962, il est exécuté et meurt au fort d’Ivry dans des conditions atroces (une seule balle tirée par le peloton l’a touché), le 6 juillet 1962, quelques jours après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.



(1) Registre de l’état-civil de Louvroil, n° 60, 19 mai 1925, signé par le maire, Romain
Duchateau, non signé par Gustave Louis Degueldre, celui-ci ne sachant pas signer.

(2) Le procès de l’ex-lieutenant Degueldre, compte rendu d’audience de J.M. Théolleyre,
Le Monde, 29 juin 1962, page 4.

(3) Rémi Kauffer, OAS, Histoire d’une guerre franco-française, page 154, Editions du
Seuil, avril 2002

(4) Eric Deschodt, Grâce au lieutenant Degueldre et à ses étrangers, L’Esprit Public,
n°42, pages 57 et 58

(5) Jean Monneret, La phase finale de la guerre d’Algérie, Thèse de doctorat, Paris IV

(6) Pierre Billotte, Le temps des armes, Editions Plon, 1972

(7) Registre de l’état-civil d’Hautmont, n°46, 21 avril 1945, signé par le président de la
délégation municipale d’Hautmont, Emile Wallez, les époux et les parents

(9) Dossier Degueldre, cote n° 61/10594, Service Historique de l’Armée de Terre

(10) Alain Gandy, Royal Etranger, pages 139-140, Editions du club France-Loisirs, 1985

(11) Registres de l’état-civil de Boulogne-Billancourt, n°302, 4 juin 1960, signé par
un adjoint au maire, Roger Bethmont, par les époux et par les témoins.




LES AMIS DE RAOUL SALAN

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Jeu 12 Avr 2018 - 21:32 par LANG

L’histoire de la France est jalonnée d’épisodes tragiques.
Souvent, c’est un nom qui symbolise l’évènement.
Jeanne d’Arc, Louis XVI, le maréchal Ney, Jean Moulin…  Pour citer ceux qui vont dans le « bon sens de l’histoire ».
On en parle.
Mais, il y a aussi ceux dont on ne parle pas beaucoup, ou pas du tout. Car ils sont allés dans « l’autre sens »…
Certains avaient tenu leur cap jusqu’au bout et leur fin mérite qu’on parle d’eux.
Degueldre en était.
Il n'y a pas de sens de l'histoire, il n'y a que l'HISTOIRE...

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Ven 13 Avr 2018 - 9:45 par Béghin Bernard

Je viens de lire tout ceci, et j'avoue que le récit de l'exécution du lieutenant Degueldre est un drame atroce
mais que le fait que les soldats "exécuteurs" n'ont pas aimé du tout faire cette horrible besogne, n'est pas surprenant,
au regard de nos réactions ( ceux qui ont lu), puisque nous n'avons pas aimé.

Il y quelques années, je suis allé sur la tombe du Commandant Hélie de Saint-Marc à La Garde-Adhémar, près de
Montélimar, et j'ai pensé à toute son histoire, et son honneur sauf.
Les mots que vous avez formulés, Lang, sont plein de bon sens, et, comme on dit; "l ' Histoire jugera".
Mais qui est l'Histoire, et qui fait l'Histoire ????

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Ven 13 Avr 2018 - 12:41 par LANG

Oui, qui fait l’HISTOIRE…
C’est vrai, il y a ceux qui la font et ceux qui l’écrivent.
Avec le temps tout devient relatif. Alors peu importe ce « qu’ils » écriront !
Je crois que le plus important est que ceux qui ont vécu de près ou d’un peu plus loin se souviennent. Là, maintenant.
Tant que l’on peut encore se souvenir, et loin de toute polémique, c’est nous qui écrivons l’HISTOIRE…
Ces « soldats » dont on parle en ce moment, c’est un peu une partie de nous-mêmes. Soit parce que nous les avons croisés, admirés ou parfois rejetés mais toujours reconnus à leur juste valeur d’homme. Et les hommes de valeur sont rares comme l’a repris "vieux treillis" à propos de Michel Brandon.
Alors, écrivons leurs histoires…

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 24 Juin 2018 - 15:12 par LUDO



bonjour à tous, je serai curieux de savoir ce que pense de tout cela les militaires d'active, s'y intéressent-ils ?
connaissent-ils cette histoire et bien d'autres ? pensent-ils que ceux qui vivent encore sont des dinosaures, ou au contraire pensent-ils qu'ils méritent le respect ?

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Dim 24 Juin 2018 - 23:31 par SF

Moins d'un mois avant son exécution, le lieutenant Degueldre est devenu père d'un petit garçon qu'il n'a jamais vu.

Philippe, né le 16 juin 162, fut confié à un couple admirable, les Durant-Ruel...

Philippe Durand-Ruel, était capitaine au 1er REP et ami de Roger Degueldre. Son épouse, Denyse, s’occupa de ce bébé et le chérit comme s’il s’agissait de son propre enfant.

La mère du bébé, Nicole Besineau-Gardy, épouse du capitaine du 1er REP, Michel Besineau et fille du général Paul Gardy, ancien inspecteur de la Légion étrangère et l’un des chefs de l’OAS, séjourna dans la clandestinité à Paris d’où elle tenta d’organiser l’évasion de Roger Degueldre.
Ivre de chagrin, Nicole gagna alors Madrid où elle récupéra –avec l’aide d’un légionnaire- son fils, puis destination l’Argentine, où elle rejoignit son époux, son père et ses trois sœurs.

Victime de graves ennuis de santé, Philippe Degueldre a été rapatrié en France dans le courant de 2017 avec l'aide du Secours de France, et de médecins marseillais....

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Lun 25 Juin 2018 - 9:13 par Blu

La question posée par LUDO n’est pas simple.
Quelque part elle fait mal.
De plus, elle fait ressortir une période qui a entrainé la dissolution de l’encadrement d’une armée française au sommet de ses capacités (avis personnel)...
Vous voyez, déjà là, avec ce que je viens d’écrire, on voit pointer la polémique au coin de la rue…
Militaire d’active ?
Cette question s’adresse-t-elle aux militaires d’active d’aujourd’hui ? A ceux qui sont encore en  activité ? A ceux qui sont à la retraite et qui ont vécu les évènements ou à ceux qui n’ont pas vécu les évènements ? S’adresse-t-elle à tout ceux qui un jour on porté l’uniforme au-delà du temps légal ?

Selon la catégorie, je pense que nous aurons des réponses différentes et certainement des silences.
Mais, sans me tromper, je crois aussi que tous respecteront le choix fait par le lieutenant Degueldre et je vois mal quelqu’un ne pas être horrifié par les conditions de l’exécution…  
D’accord ou pas d’accord, c’est un homme qui est allé au bout de ses engagements.
Je pense qu’il mérite le respect.

Non LUDO, il n’y a pas de dinosaures.
Mais aujourd’hui où tout le monde se plaque le Smartphone sur l’oreille et que beaucoup de jeunes font pétarader leurs pétrolettes pour se rendre intéressants vous croyez vraiment que votre, (que notre) question a été entendue ?

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum