bataille d'El Alamein

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18102017

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bataille d'El Alamein




La bataille d'El Alamein demeure la plus célèbre victoire des Alliés en Afrique du Nord face aux troupes germano-italiennes du maréchal Rommel.


Le général Sir Bernard Montgomery. Source : Imperial War Museum

Cette bataille intervient lors de la seconde phase de la guerre, au moment où les Alliés, après avoir arrêté les forces de l'Axe en Égypte, cherchent à les repousser et à les vaincre en Afrique du Nord, étape essentielle avant la libération de l'Europe. El Alamein est une localité côtière égyptienne située à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Alexandrie. La ligne de front part perpendiculairement de la côte vers l'intérieur désertique, difficilement accessible pour chacun des adversaires. Une des positions les plus éloignées dans le désert est tenue par des éléments des Forces françaises libres.

Le 28 octobre, le général britannique décide de réorganiser son dispositif et de déployer des renforts pour compenser les importantes pertes. Il procède ensuite par coups de boutoir successifs pour soumettre l'ennemi à une pression croissante notamment sur l'axe principal de progression. Les lignes germano-italiennes commencent à céder et Rommel est obligé d'engager ses maigres réserves.

Le 2 novembre, Montgomery lance une nouvelle offensive de rupture. Ses troupes, suivies par les blindés, progressent malgré une résistance désespérée des Allemands. Rommel, constatant l'usure de ses forces, envisage un repli. Le 3 novembre, Hitler refuse, mais le lendemain, il doit accepter l'inéluctable. Ce même jour, le dispositif défensif de Rommel cède. De nombreux Italiens sont faits prisonniers et les dernières troupes allemandes entament leur "retraite sauvage" d'abord jusqu'à Benghazi, en Libye.

Mais, face au danger d'une prise en tenaille entre la 8e armée à l'est et les troupes anglo-américaines et l'armée d'Afrique à l'ouest, Rommel décide de rejoindre la Tunisie où combat l'armée germano-italienne du général von Arnim.

Après une terrible campagne, les Alliés parviennent à chasser les Allemands et les Italiens de Tunisie et d'Afrique au début de mai 1943. Cette victoire en Afrique du Nord survient en même temps que la victoire soviétique à Stalingrad. Cette période de la Seconde Guerre mondiale entre novembre 1942 et mai 1943 constitue un tournant : désormais les forces de l'Axe ne vont cesser de reculer.



La participation française à la bataille d'El Alamein 23 octobre-15 novembre 1942 La bataille d'El Himeimat, 23-24 octobre 1942.

En octobre 1942, le général Montgomery accueille dans le dispositif de la 8e armée les Français libres : les 1ère et 2e BFL font mouvement vers El Alamein.

Montgomery veut percer les défenses germano-italiennes par une attaque massive de l'infanterie au nord, et une action de diversion au sud, dans le secteur du massif de l'Himeimat qui surplombe le champ de bataille. Malgré les objections du général Koenig, la 1ère BFL est chargée de cette opération.

Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après une longue marche d'approche, la 13e demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), commandée par le lieutenant-colonel Amilakvari, attaque l'Himeimat. Vers 2 h, le 1er bataillon de Légion étrangère (BLE) se lance à l'assaut. Les combats sont particulièrement difficiles face aux parachutistes italiens de la division Folgore appuyés par l'artillerie et les blindés allemands. À 6 h, le 2e BLE attaque à son tour. Le 1er BLE est soumis à un violent tir d'artillerie, tandis qu'une contre-attaque des chars allemands entraîne le repli des légionnaires du 2e bataillon. Vers 8 h, venant de l'ouest, un groupement blindé est lancé contre le 1er BLE. À 9 h 25, Amilakvari est obligé de donner l'ordre de repli. Fermant la marche au milieu des champs de mines, le lieutenant-colonel Amilakvari est mortellement blessé à la tête par un éclat d'obus.

Epuisés par les combats de la nuit, les Français libres rejoignent le Qor El Laban au début de l'après-midi. Le bilan des pertes françaises s'élève 23 tués dont 2 officiers et 100 blessés dont 8 officiers.



Le 4 novembre, le maréchal Rommel obtient du Führer l'autorisation de replier ses troupes sur Benghazi (Libye). Les Britanniques s'engouffrent dans les lignes allemandes, tandis que les unités FFL de la 1ère BFL et de la 2e BFL, qui combat au sein de la 50e division anglaise depuis le 23 octobre, poursuivent leurs missions de reconnaissance et de harcèlement jusqu'au 15 novembre. Elles passent ensuite en réserve, employées à des missions de garde et de récupération. Seuls le BIMP, à partir du 22 novembre, et la "colonne volante", à compter du 4 décembre, poursuivent les forces germano-italiennes en retraite jusqu'en Tunisie.

Même si en termes d'actions et d'effectifs, la participation française à la bataille d'El Alamein a été limitée, elle revêt une importance symbolique en marquant l'engagement de la France Libre aux côtés des Britanniques en Afrique du Nord.

Selon les états de service il apparaît que les unités suivantes des Forces françaises libres ont de près ou de loin participé à ces opérations :
la 13e demi-brigade de légion étrangère (1er et 2e bataillon de la Légion étrangère) ;
le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique ;
le bataillon de fusiliers marins ;
le 1er régiment d'artillerie ;
le 1er régiment de marche de spahis marocains;
la 1ère compagnie de chars ;
l'ambulance Hadfield-Spears ;
l'ambulance légère chirurgicale ;
le 1er escadron du train ;
compagnie de transmissions ;
compagnie de réparation ;
compagnie du génie ;
les bataillons de marche n° 5 et n° 11 (2e brigade française libre).


Ordre de bataille de la 1ère BFL le 23 octobre 1942 dans la région de l'Himeimat

Commandant de la brigade le général de brigade Koenig
Etat-major et quartier général
Chef d'état-major lieutenant-colonel Masson
1ère compagnie de transmissions

Groupement B

Commandant du groupement et du bataillon d'infanterie de marine - Pacifique (BIMP) chef de bataillon Bouillon
Section du 1er régiment d'artillerie
Section de défense anti aérienne du 1er bataillon de fusiliers marins (BFM)
Section du génie


Groupement C

Commandant le groupement et le 1er régiment d'artillerie (RA) lieutenant-colonel Laurent-Champrosay
3e régiment d'artillerie britannique
2e compagnie anti char capitaine de Sairigné
1er bataillon de fusiliers marins (unité de DCA motorisé) capitaine de corvette Amyot d'Inville
Batterie de DCA britannique (42e régiment indien d'artillerie)


Groupement K ("colonne volante")

Commandant du groupement et du 1er régiment de marche de spahis chef d'escadron de Kersauson
1ère compagnie de chars Crusaders (lieutenant Divry)
Un escadron à cinq pelotons de trois automitrailleuses et un peloton de trois autocanons de 75 mm du 1er RMSM (capitaine Morel-Deville)



Source : MINDEF
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bataille d'El Alamein :: Commentaires

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Message le Mer 18 Oct 2017 - 2:38 par vert et rouge

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, un événement a marqué l’année 1942 et est devenu une bataille décisive de la campagne d’Afrique : c’est la bataille d’El-Alamein en Egypte.

Mais il existe plus exactement deux batailles d’El-Alamein.

La première bataille, désignée également bataille d’Al Mata, se déroule du 1er au 27 juillet 1942 et oppose les forces de l’Axe (l’Afrika Korps commandé par le maréchal Erwin Rommel et l’armée italienne) aux forces alliées (principalement la 8e armée britannique commandée par le général Claude Auchinleck) dans le désert libyque en Egypte. Elle permet de stopper l’avancée allemande en Egypte.

La seconde bataille d’El Alamein oppose les mêmes belligérants (le général Montgomery est à partir du mois d’août à la tête de la 8e armée britannique et le maréchal Rommel, malade, est remplacé par le général Georg Stumme), du 23 octobre au 4 novembre 1942.

Elle se solde par un recul de l’armée allemande, qui menaçait de prendre le canal de Suez, en raison de la supériorité en chars de l’armée britannique et de la domination de la mer Méditerranée par la Royal Navy qui empêche l’Afrika Korps d’être ravitaillé de manière efficace.

La participation des Français libres consiste en une attaque de diversion au sud dans le secteur de l’Himeimat par la 1re division légère française libre. Mais celle-ci est un échec qui coûte la vie notamment au chef de la 1re brigade française libre, le lieutenant-colonel Amilakvari.

Ces combats trouvent une illustration dans les fonds d’archives conservés à l’ECPAD, exclusivement dans le fonds dit allemand.
Les images prises par les reporters des compagnies de propagande allemandes montrent les troupes armées allemandes et italiennes, notamment dans leurs positions défensives au niveau de la dépression de Qattara.
Elles s’attachent à montrer les prisonniers britanniques et les nombreuses prises de guerre, en particulier les chars anglais. Enfin, les abondants portraits du maréchal Rommel (jusqu’en septembre 1942) permettront d’entretenir la légende du « renard du désert ».

Les images françaises relatives à ces épisodes sont inexistantes et seul le portrait du lieutenant-colonel Amilakvari, pris probablement le 10 août 1942 lors d’une cérémonie durant laquelle le général de Gaulle lui remet la croix de la Libération au camp de El Tahag en Egypte, rappelle la part prise par les Français dans ce tournant de la guerre.


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