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Le 20 novembre 1945

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20112017

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Le 20 novembre 1945




Texte rédigé par l'équipe de Perspective monde

Un tribunal militaire international est réuni à Nuremberg, en Bavière, afin de faire le procès d'hommes politiques, de militaires et d'organisations allemandes accusés de crimes de guerre. Il sera suivi par la presse du monde entier jusqu'à son dénouement, en octobre 1946.




Le procès de Nuremberg débute six mois après la capitulation de l'Allemagne, pendant que les forces d'occupation procèdent à la dénazification du pays et à l'élaboration de nouvelles institutions. Il est dirigé par des juges et avocats des puissances victorieuses - États-Unis, Royaume-Uni, France, Union des républiques socialistes soviétiques (URSS).
Les principales personnalités du régime nazi défilent devant la cour pendant ce procès qui dure près d'un an. Du nombre, on compte une vingtaine d'homme politiques - Hermann Göring, Rudolf Hess, Alfred Rosenberg, etc. - et de militaires - Wilhelm Keitel, Karl Dönitz, etc. - qui doivent répondre à des accusations de conspiration, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Lorsque le verdict tombe, le 1er octobre 1946, 12 seront condamnés à mort, sept à des peines d'emprisonnement, et trois, dont l'ex-ministre de l'Économie Hjalmar Schacht, seront acquittés. Un des condamnés à mort, le maréchal Göring, se suicidera dans sa cellule le 16 octobre.

Jean Pouillon, «À propos du procès de Nuremberg»

«...C'est que les crimes commis cette fois-ci ont été trop éclatants pour n'être pas sanctionnés. Ainsi le désir subjectif trouve-t-il une justification objective qu'il serait partial d'omettre : on ne se venge pas, on juge le «nazisme» et ses atrocités. En fait, ce serait trop beau s'il en était ainsi, tout simplement. Pour reprendre un mot de G.B. Shaw, ce qui se passe aujourd'hui est au contraire trop vrai pour être beau. Certes, les crimes des nazis sont incontestables, mais le désir de vengeance, engendré par toute guerre et pour ainsi dire canalisé vers l'ennemi, reste psychologiquement premier.
On peut se réjouir qu'il soit justifié, on n'a pas le droit, si l'on veut être lucide, d'oublier son existence et de se déguiser en pur esprit jugeant des criminels. Le procès de Nuremberg exprime à la fois ce désir et son déguisement. Son intérêt - et sans aucun doute ce qui l'a fait passer du souhait à la réalité - réside en ce que ce déguisement, subjectivement condamnable, est objectivement justifié. Cette contradiction pose en effet plusieurs problèmes qui ont pesé sur l'installation du tribunal. La manière dont les débats sont menés indique comment ces problèmes ont été abordés. On ne peut dire davantage, car il n'apparaît pas, à Nuremberg, qu'ils aient été résolus.»

Les Temps modernes (France), 1e juillet 1946, pp. 146-147.

S.A., «Le verdict»

«...L'intérêt essentiel du procès qui s'achève n'est pas en effet d'avoir jeté une lumière nouvelle sur des atrocités dont un continent tout entier, pendant près de cinq années, a été le témoin et, au sens vrai, le martyr (...) le procès de Nuremberg avait un autre objectif, infiniment plus important. Il visait d'une part à permettre la punition de ce que le statut du tribunal qualifie de « crimes contre l'humanité », c'est-à-dire l'extermination ou la persécution, pour des motifs raciaux et religieux, de populations civiles. Surtout il définissait une pénalité en ce qui concerne la « conspiration » ou le « complot » contre la paix, ainsi que les « crimes contre la paix » et les « préparatifs de guerre d'agression ».
Il comportait à cet égard une double utilité. Devant en effet utiliser, pour fonder les inculpations, la documentation la plus sérieuse possible, il a mis au jour une masse de textes d'une valeur sans doute unique pour les historiens. Mais plus encore, il présentait un intérêt juridique : il était réellement la première tentative jamais faite pour affirmer la responsabilité d'une nation dans sa conduite internationale, en des domaines où sévit le concept de la souveraineté étatique. La condamnation des chefs de l'Allemagne nazie est la première atteinte sérieuse à ce dogme. Telle est la grande innovation, l'innovation capitale du procès de Nuremberg.»

Le Monde (France), 3 octobre 1946, p. 1.

Paul Sauriol, «Les accusés de Nuremberg sont condamnés à être pendus»

«...Sous prétexte de justice, les Alliés ont reporté les moeurs internationales à ce qu'elles étaient avant la civilisation chrétienne. S'il survient une troisième guerre mondiale, les chefs des belligérants pourront s'attendre, en cas de défaite, à subir le sort des vaincus de l'antiquité. Sans la politique de reddition sans conditions, les chefs nazistes auraient négocié un armistice; d'ailleurs, sans parler de l'aventure de Hess en Angleterre, il semble acquis que von Ribbentrop a entrepris des négociations avec M. Molotov dans une entrevue à Kirovograd, au plus fort de la guerre, et qu'ils ont failli s'entendre pour une paix séparée (...) Mais si à l'avenir le jugement et l'exécution des chefs vaincus font partie des risques de la guerre, il ne subsistera pas grand-chose du droit international et la guerre deviendra de plus en plus totale, non seulement à cause du progrès des armements, mais parce que les chefs politiques et militaires ne voudront rien épargner pour éviter la défaite.»

Le Devoir (Québec, Canada), 1e octobre 1946, p. 1.

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LUDO

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