Jean-Pierre Lucien Osty

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11042018

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Jean-Pierre Lucien Osty




Jean-Pierre Lucien Osty alias Jean Lartéguy est né le 5 septembre 1920 à Maisons-Alfort et décédé le 23 février 2011 à Paris. Originaire de la Lozère, son père et son oncle furent des combattants de la 1 GM. Après des études chez les Jésuites, Jean Lartéguy s’engage en 1939.



Un officier et combattant décoré
Jean-Pierre Lucien Osty alias Jean Lartéguy est né le 5 septembre 1920 à Maisons-Alfort et décédé le 23 février 2011 à Paris. Originaire de la Lozère, son père et son oncle furent des combattants de la 1 GM. Après des études chez les Jésuites, Jean Lartéguy s’engage en 1939.

Il est alors soldat de 2ème classe, mais rapidement repéré par ses chefs, il part suivre une formation d’officier à Hyères puis à La Courtine où étaient réunis les Écoles de Saint-Cyr et de Saint-Maixent. À sa sortie, il ne combat pas et se trouve rapidement démobilisé.

Après l’Armistice, il obtient une licence en Histoire, et ne supportant pas l’Occupation, il décide alors que la route vers l’action et la reprise du combat passe par le Sud et l’Espagne. Arrêté à la frontière après plusieurs tentatives de passage, il connaît les geôles espagnoles. Il est incarcéré dans le terrible camp de prisonniers de Miranda de Ebro en 1942.

Par la suite, il rejoint le Maroc puis l’Algérie et est affecté à l’école des élèves aspirants de Cherchell en novembre 1943. Il rejoint l'armée française de la Libération comme officier dans les commandos d'Afrique. Il est cité deux fois pour ses actions de minage lors des combats à Belfort et dans les Vosges. Il est nommé sous-lieutenant en décembre 1945. Démobilisé, il est nommé lieutenant de réserve en 1949.

En 1951, il est de nouveau admis dans l’active pour participer à la formation du bataillon français de l’organisation des nations unies destiné à intervenir en Corée. Il débarque à Fusan, en Corée, en août 1951 et participe à la bataille de Crèvecoeur qui se déroule de septembre à octobre 1951. Il est blessé par éclat de mortier en octobre 1951. En janvier 1952, il est rapatrié en France. Après une hospitalisation à Marseille puis au Val de Grâce, il est démobilisé en mai 1952.

Il est chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de guerre 1939-1945 avec deux étoiles de bronze, de la croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures avec étoile de vermeil et de la croix du combattant volontaire avec les agrafes « 1939 – 1945 » et « Corée ». Il est titulaire de trois citations, dont une à l’ordre du corps d’armée et deux à l’ordre de la brigade.

II/ Un journaliste intrépide
Après son départ de l’institution militaire, Lartéguy s’oriente vers le journalisme. Mais il ne quittera jamais vraiment la guerre, qu’il va traquer et décrire, sans concession, à travers le monde entier. Il devient correspondant de guerre, notamment pour Paris Match, durant les conflits d’Indochine et d’Algérie mais également de Palestine ou encore du Vietnam. Il obtient en 1955 le prix Albert-Londres, une récompense prestigieuse dans le monde du journalisme.

III/ Un écrivain à succès
Jean Lartéguy est l’auteur d’une soixantaine d’ouvrages traduits dans une douzaine de langues. Certains de ses récits ont connu un immense succès, tels Les Mercenaires (1960) qui se déroule durant la guerre de Corée ou Les Centurions (1960) et Les Prétoriens (1961), diptyque où l’on suit un groupe d’officiers depuis les camps de rééducation vietminh aux djebels algériens, menés par la figure charismatique de Pierre Raspéguy, double romanesque de Marcel Bigeard. Le roman Les Centurions fut d’ailleurs adapté au cinéma avec Anthony Quinn,  et Alain Delon en 1966.

Les récits de Lartéguy content des faits d’armes se déroulant généralement durant les guerres de décolonisation. Mais ils font aussi état du sentiment des populations et des soldats manipulés puis abandonnés par les gouvernements et leurs représentants. Il est tout autant question de l’amour fraternel que développe l’expérience du combat que du sacrifice, parfois vain et héroïque, de certains militaires.

L’œuvre de Lartéguy semble également être d’actualité comme en témoigne l’intérêt particulier que prête le général Petraeus, ancien commandant des troupes de l’OTAN en Afghanistan et ancien directeur de la CIA, au roman Les Centurions.



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Jean-Pierre Lucien Osty :: Commentaires

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Message le Mer 11 Avr 2018 - 11:26 par LANG

Les Mercenaires, Les Centurions, Les Prétoriens...
Cette trilogie qui en a fait rêver plus d'un...
Des romans ? Oui, mais beaucoup de vérités.
Toute une époque...

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