Bataille de Garigliano

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13052018

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Bataille de Garigliano




Chaque année entre le 11 et le 18 mai, les tirailleurs commémorent la bataille de la Garigliano 1944. Succès stratégique pour la libération de l’Europe, elle ouvre aux alliés la route de Rome et trace le chemin de la Victoire.



Acte de renaissance de l’armée française, elle sonne la revanche des drapeaux. Triomphe de la volonté collective, elle illustre ce que des hommes déterminés peuvent accomplir lorsqu’ils sont animés par des valeurs qui les soudent et les conduisent au dépassement.


Bataille livrée près du mont Cassin par les Alliés (Armée française, britannique et américaine) contre les forces allemandes pour percer la ligne Gustav et rejoindre Rome. Le corps expéditionnaire français (CEF) était composé de 4 grandes unités dont 3 formées de régiments tirailleurs : 2DIM, 3DIA et 4DMM (Division d’infanterie marocaine, algérienne et marocaine de montagne).
La victoire du Garigliano restera dans l’histoire comme une bataille de fantassins qui ont été capables de battre en terrain difficile des troupes qui résistaient victorieusement jusqu’alors.
Les tirailleurs ont une large part dans ce succès, c’est pourquoi le 1er Régiment de Tirailleurs a choisi de commémorer cette victoire avec faste et de prendre le 11 mai pour fête du régiment.

Au cours de la 2e Guerre Mondiale, alors que l’ennemi occupait encore le sol national, la campagne d’Italie menée par les alliés a permis à l’armée française, après le désastre de 1940, de faire son retour sur le champ de bataille européen et de s’y couvrir de gloire.

Au printemps 1944, la force Allemande bloque l’avancée des alliés le long de la ligne Gustav au niveau du monte Cassino depuis plusieurs mois. Au début du mois de mai 1944, le Corps Expéditionnaire Français (CEF) se repositionne et contourne la position par le Sud, en franchissant la rivière du Garigliano et en s’infiltrant à travers les massifs les plus escarpés des Apennins.
Son chef, le général Juin était alors convaincu de la réussite d’une exploitation rapide, par la montagne, des fantassins et de leurs mulets, n’ayant aucun véhicule.

7 jours décisifs
11 mai, quelques heures avant l’attaque, le général Juin envoie son ordre du jour : “Combattants français de l’armée d’Italie, une grande bataille, dont le sort peut hâter la victoire définitive et la libération de votre Patrie, s’engage aujourd’hui. La lutte sera générale, implacable et poursuivie avec la dernière énergie. Appelés à l’honneur d’y porter nos couleurs, vous vaincrez comme vous avez déjà vaincu en pensant à la France martyre qui attend et vous regarde. En avant ! ”

A 23h00 les tirailleurs s’élancent. Pour l’ensemble du secteur du CEF, le dispositif allemand résiste malgré les assauts furieux des français. Des mouvements de terrain sont conquis mais au prix de lourdes pertes. Les régiments sont épuisés après des heures de combats.
Après ce semi échec, le général JUIN persuadé que les forces allemandes sont sur le point de céder décide  de relancer l’assaut.


13 mai : 04h00- Reprise de l’offensive et début de l’attaque après une lourde préparation d’artillerie.
Des combats violents vont se dérouler toute la journée, après 36 heures de rudes combats la rupture de la ligne Gustav est générale dans le secteur français et, symbole de cette victoire, un immense drapeau français flotte sur le mont Majo, visible à plus de vingt kilomètres.

14 mai : Les monts et vallées sont conquis et nettoyés successivement. Le soir, après 3 nuits et 3 jours de combats, la rupture des positions allemande est complète.

18 mai, le dispositif ennemi est contourné. La ligne Gustav est enfoncée ; les alliés peuvent reprendre une progression bloquée depuis six mois. La route de Rome est désormais ouverte. Le 5 juin, Le général juin entre dans Rome avec ses troupes. La victoire du Garigliano a ouvert aux Alliés la route de Rome ce qui fera dire au général US CLARK : « Sans les français, nous ne serions pas là aujourd’hui ».

“ En France, en 1940, nous avons cherché cette armée française dont nos anciens avaient parlé avec respect. Nous la redoutions mais nous ne l’avons pas trouvée. On nous a dit qu’elle était morte. On nous avait menti : Nous la trouvons aujourd’hui en Italie ”. Capitaine Von Vittenberg, prisonnier de la 3e DIA à Castelforte (15 mai 1944).



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