Mai 68

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Aller en bas

01062018

Message 

Mai 68






Mai 68 : Raoul Salan, symbole de l’Algérie française, voit la France changer depuis sa cellule en Corrèze

Depuis presque six ans, condamné pour le putsch d’Alger en 1962, le général Salan croupit à la maison d’arrêt de Tulle. La page de la guerre d’Algérie n’est pas encore tournée…
En 1968, du fond de sa cellule, le général suit l’actualité : « quelques événements indiquent que tout ne va pas pour le mieux chez nous. Nos députés vont être fort occupés, et l’on peut penser que la loi sur l’amnistie sera remise à plus tard. Dommage pour tous ces jeunes qui pourrissent à Ré. » Il pense aux 60 jeunes militants de l’Algérie française incarcérés parce que suspects d’avoir participé à des attentats.

« Libérez Salan »
Cette amnistie se présente mieux de jour en jour et, en mars 1968, des affiches commencent à surgir un peu partout. Sur les murs de Tulle, on peut y lire : « Amnistie. Libérez Salan ». Fin mars, De Gaulle plaide pour l’unité nationale. Salan n’est pas libéré mais se réjouit : « tous mes garçons, ceux qui étaient détenus, ont maintenant recouvré la liberté. Le chef demeure, c’est normal, il demeure avec son honneur. »
Étudiante. En mai 1968, le général est le dernier chef de l’OAS (organisation de l’armée secrète) en prison et symbolise l’Algérie française quand la révolte éclate. Le 10 mai, il s’inquiète : « quel désordre après dix ans de régime, la jeunesse se dresse contre lui. Où tout cela va-t-il nous conduire?? C’est navrant pour ceux qui avaient des examens à passer sous peu. » Il pense à Dominique, sa fille, qui est… à la Sorbonne?!
« Le fossé vient de s’ouvrir profondément entre deux générations »

« Qu’ils s’en aillent ». Pour le général, « nous sommes en pleine révolution des jeunes, qui va la contrôler, qui va la prendre à son compte?? Le fossé vient de s’ouvrir profondément entre deux générations. C’est le glas du régime, et l’on continue de se balader. C’est une inconscience grave qui montre bien le peu de valeur de ces hommes, et leur insouciance du bien national. Qu’ils s’en aillent », lâche-t-il.
Raoul Salan hait De Gaulle depuis qu’il s’est senti trahi à Alger. Et il le rend responsable de cette « chienlit » : « quel désordre et quel désarroi?! Où cela va-t-il nous conduire?? Je n’augure que du malheur, et c’est bien dans le sens de cet homme », écrit-il le 17 mai. Le jour même où le Président de la République, le même De Gaulle, ordonne sa libération de la prison de Tulle… Et en juin, Dominique finit par décrocher ses deux diplômes.



avatar
Michel ROUSSEAU

Messages : 67
Points : 4930
Date d'inscription : 27/08/2017
Age : 51

Revenir en haut Aller en bas

Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

Mai 68 :: Commentaires

avatar

Message le Ven 1 Juin 2018 - 17:00 par Blu

De Gaulle fait libérer le Général Salan et pourtant...
…………………………
"Le 7 juin 1962 à 4h10, au fort du trou d’Enfer, le sergent Dovecar et Claude Piegts, tombent courageusement sous les balles du peloton d’exécution.
Pourquoi de Gaulle a t-il refusé la grâce à ces deux hommes, alors même que les chefs de l’OAS, arrêtes au printemps ont été jugés ?
La réponse réside dans la sentence prononcée à l’encontre du général Salan, à la veille même de l’exécution de Dovecar et Piegts.
Défendu par Me Tixier-Vignancourt , le chef de l’OAS qui à refusé de répondre à ses juges, a sauvé sa tête devant le haut tribunal militaire.
Ce jugement met de Gaulle dans une rage folle.
Il prétend faire rejuger Salan et pour se passer les nerfs, il ordonne de fusiller immédiatement Jouhaud.
Il s’en est fallu de peu !
Grâce à une partie du gouvernement, Georges Pompidou en tête, ignorant la crise de nerf du « plus illustre des Français », s’est opposée à ce que l’arrêt condamnant à mort le général Jouhaud soit exécuté."

……………………………………………..
Extrait de : https://www.camps-parachutistes.org/t1155-les-generaux-challe-et-zeller-se-sont-livres-au-lendemain-du-putsch

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 2 Juin 2018 - 15:51 par tailliez

à Blu:
Vous avez mis le texte entre guillemets, O K mais:
La vérité, c'est que c'est De Gaulle qui a gracié Salan en 68, dixit " le grand Charles "   " C'est que je veux enlever à mes successeurs l'occasion de le gracier aussitôt que je serai parti",  du De Gaulle pur jus.
Les généraux putshistes ont agi en " réaction " ce que je comprends " humainement " mais en aucun cas dans l'intérêt supérieur du pays, l'indépendance de l'Algérie était inéluctable, pour des tas de raisons, la principale étant qu'elle était un frein budgétaire à la modernisation de la France.
En tant que gaulliste " viscéral ", je cautionne le référendum, mais pas le fiasco total de l'accueil des pieds noirs et l'abandon des harkis, ça par contre c'est une tache sur notre honneur, pour le reste, à ce niveau-là, on ne fait pas dans la dentelle, De Gaulle courait après le temps perdu, son retour s'est fait 10 ans trop tard, il y est allé à coups de hache, pressé par le temps et obsédé par son âge, ( d'où mai 68 ), mais il l'a fait, il a rendu la France indépendante; lui a rendu sa crédibilité à l'international et un tissu industriel avec une certaine prospérité, depuis 50 ans, tout s'est barré en couilles.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 2 Juin 2018 - 19:13 par Blu

A taillez.
J’ai utilisé les guillemets car je n’ai fait que reprendre un texte du site publié le 8 janvier 2012.
Je voulais le mettre en face de celui que nous avons commenté.
Si De Gaulle a bien libéré Salan en 1968, en 1962 il s’était mis dans une rage folle en apprenant le jugement du tribunal qui ne le condamnait pas à mort. C’est ce changement que je voulais faire remarquer.

Revenir en haut Aller en bas

avatar

Message le Sam 2 Juin 2018 - 19:38 par tailliez

No pb Blu, c'est bien comme ça que je l'avais compris.

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum