Le souvenir des Enfants de Troupe conservé à Tulle

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14092018

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Le souvenir des Enfants de Troupe conservé à Tulle




leurs souvenirs conservés par la gendarmerie.
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Le Courage est un embrasement de l'être qui trempe les Armées. Il est la première des vertus, quelle que soit la beauté des noms dont elles se parent.  Un soldat sans Courage est un Chrétien sans foi.  Le Courage est ce qu'il y a de plus sacré dans une Armée.
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MARAUDEUR
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Le souvenir des Enfants de Troupe conservé à Tulle :: Commentaires

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Message le Ven 14 Sep 2018 - 19:05 par MARAUDEUR



l’école militaire préparatoire technique de Tulle

L’association nationale des enfants de troupe . Gilbert Gélinotte, ancien de l’EMPT de Tulle, fermée voici 50 ans, raconte son cheminement.

Fils d'un gendarme de Chalon-sur-Saône, né en 1942, Gilbert Gélinotte fait partie des chevilles ouvrières dans l'organisation du 97 e congrès de l'association des enfants de troupe, qui se tient depuis hier et aujourd'hui encore à Tulle, avec 460 participants et accompagnants.

D'abord affecté à l'école militaire enfantine de Rambouillet, à l'âge de 10 ans, où il a passé son certificat d'études, il a été reçu à l'examen pour l'École Militaire Préparatoire Technique (EMPT) de Tulle en 1954. « Je suis entré en 5 e à la caserne Lovy (à l'emplacement de l'actuelle gendarmerie) », se souvient-il. « Nous étions une centaine d'internes, en uniforme, qui venaient de toute la France.

J'ai découvert la ville quand on sortait le dimanche, en colonnes par 3, en marchant au pas. Nos seules sorties étaient la messe à l'église Saint-Pierre, le matin, et les matches du Sporting, l'après-midi. On ne rentrait chez nous qu'à Noël, Pâques ou aux grandes vacances. Le rythme de vie était très réglé avec un lever à 6 h 30 et une extinction des feux, vers 21 heures, dans un dortoir d'une vingtaine de lits », continue l'ancien élève. « Mais ce n'était pas le bagne. On avait aussi des projections de films et des activités sportives à Bourbacoup et du scoutisme ».

Sorties du dimanche
Passé en 3 e et 2 e à la caserne Marbot, Gilbert Gélinotte a aussi gagné le droit à certaines sorties en ville, pour les fêtes de la Saint-Clair par exemple. « À l'école on apprenait à limer, tourner, souder, forger », explique-t-il. « On avait même un atelier auto où l'on travaillait sur des Jeep et des Citroën. Nos moniteurs étaient des ouvriers très qualifiés qui venaient de la Manu pour la plupart ».

Parallèlement à la mécanique, Gilbert a appris la musique. « J'ai commencé par le clairon, la trompette, le corps de chasse et j'ai fini tambour-major dans l'harmonie des enfants de troupe », se rappelle-t-il. « On participait à toutes les cérémonies ».

Pour ces deux dernières années d'études à Tulle, le désormais jeune homme est passé au site des Récollets où se trouvaient « des ateliers équipés de machines avec des transmissions par courroie… C'était le même régime d'internat, mais on pouvait sortir librement le dimanche. On allait aux cinémas, l'Éden ou le Select. On allait danser dans la salle derrière le théâtre. Il y avait aussi un guinche dans une salle du fond de l'ancien hôtel Continental ».

Du haut de ses 17 ans, Gilbert s'est entraîné aux exercices de parachutisme, à la Bachellerie, avant de faire son premier saut à Bergerac. Il a aussi profité de ses études à Tulle pour y rencontrer Marie-Claire, qui deviendra son épouse.

Il fut tambour-major dans l'harmonie des enfants de troupe
Une fois son brevet d'étude industriel obtenu, le désormais militaire est parti en peloton de sous-officier à Fontainebleau puis s'est spécialisé dans les largages parachutages. Il a connu la fin de la guerre d'Algérie à Blida, puis a passé son brevet de moniteur parachutiste à Pau. Affecté à Montauban, il est devenu officier technicien dans sa spécialité du largage parachutage et a pris la direction d'un détachement technique aéroporté.

La limite d'âge atteinte, il s'est retrouvé comme capitaine de compagnie à l'école du matériel de Châteauroux, puis à Draguignan, puis, en Nouvelle-Calédonie, avant de finir sa carrière à l'école militaire d'Autun.
« J'ai commencé dans une école de troupe et j'ai terminé dans une école de troupe », s'amuse-t-il. À l'âge de 49 ans en 1990, il a décidé de s'installer à Tulle, pays de son épouse avec qui il s'était marié au retour de la guerre d'Algérie, et l'endroit où il avait passé le plus clair de son enfance. Il y fait partie du Souvenir Français et est le trésorier de la section corrézienne de l'association des enfants de troupe.



Alain Albinet

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Message le Sam 15 Sep 2018 - 9:01 par LANG

Certainement beaucoup de souvenirs derrière cette évocation.
Nous avions quand même de "bonnes" écoles même si tout n'était pas parfait.
Des écoles, dont beaucoup rêvent aujourd'hui...

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